DVD 1 : 7/10
Chantal Akerman par Chantal Akerman
John Cassavetes par André S. Labarthe et Hubert Knapp
Alain Cavalier, 7 chapitres, 5 jours, 2 pièces-cuisine par Jean-Pierre Limosin
La qualité de l'image étant fonction de chaque film, on ne peut que tendre vers une appréciation globale qui fait ressortir la qualité du transfert et souligner son origine très diverse, entre pellicule, vidéo et numérique. En effet, cette collection de portraits de cinéastes à la célébrité relative mais aux oeuvres denses et tous choisis par leurs pairs, est marquée par son économie particulière, ce qui explique les différences de rendu obtenues pour. Dans son ensemble, l'image est plus qu'acceptable et se marque du soin habituel porté par l'éditeur à ses productions.
DVD 2 : 5/10
Manoel de Oliveira, Oliveira l'architecte par Paulo Rocha
Abel Ferrara : not guilty par Rafi Pitts
Philippe Garrel, portrait d'un artiste par Françoise Etchegaray
De part l'origine du matériau (dv), le rendu à l'écran n'est pas très bon. L'image est granuleuse, les noirs peu profonds. Dans certains décors de nuit en particulier, les lumières urbaines saturent à l'écran. Seuls les extraits des longs-métrages bénéficient d'un meilleur traitement même s'ils n'atteignent pas la qualité de certaines restaurations récentes. Ceux d'Oliveira sont en revanche pollués de tâches et poussières diverses.
DVD 3 : 6/10
HHH, portrait de Hou Hsiao Hsien par Olivier Assayas
Shohei Imamura, le libre penseur par Paulo Rocha
Aki Kaurismäki par Guy Girard
L'image des trois documentaires varie en fonction de la durée des programmes puisque le total, qui s'étend sur 4 heures, tient sur ce seul DVD. Par conséquent, plus le documentaire est long et moins l'image est bonne. La qualité proposée sur HHH, qui dure 1h30, laisse donc malheureusement fortement à désirer, tant les fourmillements et la compression sont visibles. Les couleurs ne frappent pas non plus par leur vivacité, ni les noirs par leur profondeur. Un peu meilleure est l'image du documentaire consacré à Shohei Imamura, qui est aussi plus court. Les fourmillements et les défauts de compression persistent, mais l'ensemble gagne en définition ainsi qu'au niveau des couleurs. Bien sûr, c'est le dernier documentaire, le plus bref de tous, qui l'emporte sans conteste. Les seuls défauts de compression de ce supplément consacré à Aki Kaurismäki se font cette fois acceptables, les couleurs étant joliment restituées, la définition satisfaisante et l'ensemble enfin lisse.
DVD 4 : 7/10
Abbas Kiarostami, vérités et mensonges par Jean-Pierre Limosin
Takeshi Kitano, l'imprévisible par Jean-Pierre Limosin
Citizen Ken Loach par Karim Dridi
La propreté du master et la qualité du transfert se révèlent assez homogènes d'un documentaire sur l'autre, les trois films n'ayant pas pour but d'atteindre une quelconque perfection esthétique mais plutôt de se rapprocher de la réalité. L'image se caractérise dans tous les cas par une définition de qualité satisfaisante mais aussi par un rendu des couleurs un peu terne et une gestion des contrastes inégale, y compris dans les extraits de films (ces derniers étant absents du troisième documentaire). Abbas Kiarostami, vérités et mensonges souffre de la présence d'un grain plus visible que les deux autres mais possède une identité visuelle plus marquée grâce aux tons chauds qui caractérisent certains plans extérieurs.
DVD 5 : 6/10
Norman Mac Laren par André S. Labarthe
Eric Rohmer, preuves à l'appui (Partie 1 et 2) par André S. Labarthe
La qualité de l'image, fonction du matériau de chaque film et de sa période de réalisation, marque nettement son temps de production et de fait la qualité du transfert effectué entre pellicule, vidéo et support numérique. En effet, pour ce DVD, l'image est très datée certes mais plus qu'acceptable quand on se rappelle le support d'origine. Le soin habituel porté par MK2 Editions à ses productions n'est donc pas en cause même si l'on aurait aimé profité d'une image qui fasse moins image télévisée des seventies.
DVD 6
Mosso mosso (Jean Rouch comme si...) par Jean-André Fieschi
L'image est de bonne facture découpant joliment les paysages ocres du Niger et les rives du fleuve du même nom.
Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, cinéastes par Pedro Costa
L'image, profondément et joliment contrastée, ne souffre que sur quelques plans de problèmes de compression.