Un transfert très correct bien que perfectible. La palette colorimétrique nous propose des teintes naturelles et une belle saturation des couleurs, la compression parvient à se faire oublier sans trop de mal et les contrastes accusent une belle profondeur. On regrettera toutefois que la définition ne soit pas globalement plus précise. Quoiqu’il en soit, la facture demeure très honnête.
La piste Dolby Digital 5.1 ne fait pas de vagues mais sait faire preuve d’une belle dynamique d’ouverture et d’une restitution particulièrement claire des dialogues. L’essentiel demeure axé sur les voies frontales mais occasionnellement il se dégage un relief agréable sur les voies surrounds. On trouvera également une piste Stéréo aux dialogues un peu plus agressifs.
En guise de bonus on trouvera quelques scènes coupées sans le moindre intérêt ainsi que la bande annonce du film.
Autant l'écrire tout de suite, si peu de gens ont vus ce film qui réunit pourtant Juliette Binoche, John Turturro, Sara Forestier & Nick Nolte, c'est qu'il y a une raison.
Elle est simple, le film est très mauvais, notamment à cause d'un scénario bâclé.
Dès la première scène, l'ennui gagne sur la lenteur des mouvements et de l'action.
Juliette Binoche joue une espèce d'agent secret qui travaille pour le gouvernement, elle a beau l'expliquer trois ou quatre fois, même elle ne semble pas comprendre sa fonction exacte.
John Turturro joue un tueur à gages qui parle en français ( enfin, si l'on peut dire ) et qui est suivi par un psychanalyste. Il s'ennuie, nous aussi.
Sara Forestier, elle, élève des oies dans une ferme et elle arrive en trente secondes à débiter tous les clichés que peuvent avoir certains français à l'encontre des américains.
Des généralités et des clichés, il y en a à foison dans ce film dont l'action se passe quelques jours avant le 11 septembre.
L'image est floue par moments, le rythme inégalement lent, la mise en scène est confuse, les interprètes n'ont jamais été aussi mauvais ( Car pour réussir à faire de John Turturro un mauvais acteur, il fallait y aller quand même ). Le film réussit tous ces exploits en moins de deux heures. A oublier très très vite !
Par Christophe Berthemin