Toujours présentés sur des DVD18 (doble face/double couche), les épisodes d'Urgences ne perdent aucunement de leur prestance. La compression préserve une belle fluidité ambiante et l'ensemble demeure particulièrement bien défini. On notera toujours les mêmes petits défauts récurrents, mais ces derniers demeurent mineurs : un léger grain lors des scènes en basse lumière et quelques artéfacts de compression. L'ensemble retrouve toute sa précision en termes de gestion des couleurs et de définition. De quoi replonger dans les aventures du bloc chirurgical dans des conditions très honorables.
D'un point de vue sonore, rien ne change. Les pistes stéréo anglaise et française font très honnêtement leur travail. L'ouverture frontale se montre particulièrement dynamique et se fait avec une belle générosité sur les canaux gauche/droite. On bénéficie donc d'une belle clarté des dialogues sur la voie centrale et ces derniers se détachent parfaitement des différentes ambiances. Enfin, toujours le même reproche, un doublage français pas vraiment en accord avec les voix originales et d'un point de vue technique, un peu plus mise en avant.
A l'image des saisons précédentes, on retrouve de nombreuses scènes coupées disséminées au gré des épisodes, mais leur intérêt demeure toujours aussi peu instructif. Il s'agit tout simplement de scènes écourtées en raison des coupures publicités américaines.
Seul bonus un tant soit peu amusant, un bêtisier de 12mn53 qui permettra aux fans de se moquer un peu de leurs dettes et qui reflète d'une bonne ambiance au sein de l'équipe.
Passée au rang de série culte, Urgences est née de la fusion de deux énergies principales : celle de Michael Crichton, auteur et scénariste de Jurassic Park et celle de Steven Spielberg au sein du département de Amblin Télévision. Pour l'anecdote, il est bon de savoir que Spielberg envisageait à la lecture du scénario de "Urgences" d'en faire un long métrage mais préféra jeter son dévolu sur les dinosaures plutôt que sur les malades.
Joie. Colère. Suspense. Emotion. Une journée ordinaire aux Urgences de Chicago.
Des petits nouveaux viennent relever le défi, comme le brillant réserviste de l'année Michael Gallant, ou l'arrogant et ambitieux Gregory Pratt. Des visages familiers sont de retour et l'on salut entre autre le comeback du docteur Susan Lewis. Benton doit choisir entre sa vie privée (son fils) et sa carrière, toujours mis sous pression par son supérieur, le docteur Romano. Malucci fait un faux pas de trop et quitte très vite la série pour de nouveaux horizons. Et Greene va livrer ce qui sera son ultime combat contre la maladie, laissant à tout jamais un grand vide au sein du bloc. Ce sera donc au jeune Docteur Carter de reprendre en main un service qui commence sérieusement à se vider de ses premières têtes d'affiches.
Par Pascal Faber