Le contraste est mieux géré que sur l'édition zone 1 éditée chez Artisan (les noirs sont plus profonds même si certains restent un rien grisonnant). Le master utilisé semble identique (on notera tout de même quelques tâches, rayures sur la pellicule). Néanmoins, l'ensemble s'avère d'une facture très convenable avec une belle saturation des couleurs et une compression quasi parfaite.
C'est là que le bas blesse !!!
L'édition zone 1 éditée chez Artisan nous offrait une belle piste Dolby Surround. Canal Plus ne nous offre que de la stéréo, en anglais comme en français, les espagnols ne bénéficiant eux que d'une piste mono. Cela est d'autant plus regrettable que les ambiances jouent un rôle primordial, non seulement par les explosions mais également par les scènes en forêt. L'ensemble reste cependant très clair au niveau des dialogues et d'une dynamique très honnête.
Vous pouvez cependant configurer votre ampli en Dolby Prologic, ce qui vous permettra de gagner quelques ambiances sur les voies arrières mais vous hériterez de dialogues sur les deux enceintes avants en plus de la centrale.
Présence de 2 bandes annonces en version originale sous-titrée. Pour le reste vous trouverez 6 différentes affiches du film ainsi que les filmographies de Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy et de Ted Kotcheff.
John Rambo (Sylvester Stallone), vétéran médaillé du Vietnam, est arrêté pour vagabondage dans une petite ville. En proie à ses fantômes et maltraité par les autorités, il s'enfuit. La chasse peut alors commencer !
Un premier volet à la fois sensible, douloureux et efficace.
Les Etats Unis ne se sont toujours pas remis de leur défaite dans le conflit Vietnamien et tentaient ici encore une fois d'exorciser leur mal à travers le cinéma.
Rambo, du moins le premier du nom, en est un excellent exemple. En plus de nous servir un film d'action, le réalisateur Ted Kotcheff, devenu depuis réalisateur télé, pose le doigt là où ça fait mal. Il nous montre comment les vétérans sont considérés, malgré leurs sacrifices, par leurs compatriotes et la difficulté d'une telle réinsertion (le tout sans jamais trop appuyer le coté mélo).
Le film ne manque pas pour autant d'action mais l'on oublie trop souvent de dire qu'il n'y a, contrairement aux deux autres épisodes, qu'un seul mort dans tout le film (une chute d'hélicoptère).
En fait, le film trouve sa violence dans la réalité à laquelle doit faire face le personnage de John Rambo et dans la bêtise des hommes qui détiennent le pouvoir. Comme ce fut le cas pour Rocky, ce premier opus a su privilégier l'aspect humain et ce grâce à un scénario animant de vrais personnages et à une interprétation sans faille.
Par Pascal Faber