LAURENT GERRA - CA BALANCE de
Vous êtes intervenu dans l'élaboration du DVD ?
Oui, comme toujours. Je fais confiance au réalisateur et au monteur. Parfois je demande à ce que l'on insiste sur certains éléments, que l'on fasse un gros plan sur les trompettes... Pour la scène où j'imite Nougaro, je préfère qu'on fasse un plan sur le trompettiste plutôt qu'on filme ma gueule. En même temps, c'est un travail collectif, tout le monde participe avec moi à cette élaboration.
Vous êtes connu pour votre cinéphilie et cela se ressent en voyant le spectacle.
C'est vrai. J'aimais regarder un peu de tout. La guerre des étoiles bien sûr, comme tous les gens de ma génération. Planète Interdite a été un choc, ça a été l'un des premiers films de science-fiction que l'on a vu à la télévision, avec Leslie Nielsen qui a un petit rôle. Mais j'étais également féru des westerns, de films policiers. Ça me faisait un peu peur les films fantastiques. Maintenant, j'ai grandi, j'ai 40 ans donc ça ne me fait plus peur. Les gens que j'imite sur scène sont des gens que j'idolâtrais à cette époque. C'est très drôle parce que j'ai un rapport à la voix qui est très particulier. Pour l'anecdote, un jour, il y a un monsieur qui vient me voir dans ma loge à Marigny et qui me dit : « vous ne me connaissez certainement pas mais je suis très heureux d'être ici ». Moi je lui ai répondu en lui disant que je le connaissais, que c'était la voix de Kirk Douglas, Roger Rudel. J'avais reconnu sa voix, évidemment. J'ai toujours été sensible aux voix, même quand j'étais petit. J'étais content de faire des voix pour les dessins-animés par la suite parce que j'adorais ça. Il y avait Roger Carel aussi...
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Quelles sont les rencontres dont vous êtes le plus fier ?
Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu, Alain Delon qui m'a fait une surprise un jour et m'appelle à Lyon, en me disant qu'il n'est pas invité. Je lui rétorque : « Alain, vous l'avez déjà vu à l'Olympia ». Il me dit qu'il est chez lui à Marigny. J'appelle mon producteur pour lui demander si Delon serait capable de venir faire une connerie avec moi sur scène. Au moment des saluts, je dis au public : « vous savez, je ne sais pas faire les saluts, mais exceptionnellement, ce soir, j'ai mon professeur de saluts ». Et Alain Delon est arrivé. Il a salué deux fois et il est reparti (rires). Ça, c'est quand même chouette ! D'avoir Johnny aussi. Puis Georges Lautner. Je me souviens, j'avais refait des scènes... Parce que je refais des scènes dans mes spectacles avec Belmondo.
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