Philip Dowland 7
ALI G (ALI G IN DA HOUSE)
2001
Réalisateur : Mark Mylod
Interprètes : Sacha Baron Cohen (Ali G / Borat), Michael Gambon (Premier Ministre), Charles Dance (David Carlton), Kellie Bright (Julie), Martin Freeman (Ricky C), Rhona Mitra (Kate Hedges)
Scénario : Sacha Baron Cohen
Musique : Nick Angel
Durée : 1h30
Sortie : 25 décembre 2002
Ali G mène une vie pépère dans son quartier à Staines, entre sa mamie, sa Julie, son chien 2pac et ses potes. Ses hobbies favoris, le sexe et la fumette. Un train de vie et une attitude qu'il tente d'enseigner à la jeune génération via un centre de loisir où il a carte blanche. Malheureusement, ce dernier est sur le point de fermer. Persuadé qu'il n'a aucune chance de s'en sortir, le fourbe David Carlton lui propose de se présenter en tant que député à Staines pour protester contre cette décision. Mais contre toute attente, un événement innatendu fait qu'Ali G se retrouve finalement élu...
On pensait avoir atteint les limites de la provocation et du mauvais goût avec Scary Movie et Austin Powers, Sacha Baron Cohen prouve qu'il est possible d'aller encore plus loin, sans pour autant que ça soit plus drôle que les films précédemment cité. Comme dans son émission Ali G In Da House, le comique cherche à provoquer à tout prix, quitte à devenir très lourd. Son personnage, Ali G est en gros influencé par le coté matérialiste de la culture hip hop issue des Etats Unis (une grosse voiture, plein de femmes, de l'herbe, etc....).
D'où une scène d'introduction fantasmée plutôt efficace lors d'un gunfight contre une bande de " gangstas ", qui est sans doute la meilleure du film. Le réveil est beaucoup moins flamboyant. Alors qu'il croyait recevoir une gâterie d'une bombe sexuelle, il s'aperçoit que c'est son chien qui en était à l'origine. Dès le début, nous avons une idée très précise du genre d'humour qui va suivre. Le reste du film consiste à jouer sur le décalage entre le comportement extravagant du personnage dans un milieu qui est à l'opposé de son mode de vie (politiciens coincés etc...). Notons le sérieux de Charles Dance qui prouve qu'il peut livrer une prestation toujours honorable quelque soit l'intérêt du film (pour celui-ci, aucun).
Frédéric Ambroisine

























