Dans un recoin de l’espace, à une époque dont on ne sait rien, les hommes sont rassemblés en douze colonies. Ils ont créé des machines pour les aider dans la gestion des colonies, les Cylons. Mais les Cylons se rebellent, et une guerre sanglante s’engage entre les Cylons et les Humains. Un Armistice est finalement signé, les Cylons s’en vont, et on entend plus parler d’eux pendant 40 ans. Lorsque la série débute, la menace Cylon est oubliée et le vaisseau de guerre Galactica va être transformé en musée, au grand désarroi de son commandant, Adama. Mais lors d’une attaque surprise, les Cylons, dont certains ont désormais forme humaine, anéantissent presque la totalité de l’espèce humaine. De ce génocide massif n’ont survécu qu’une centaine de milliers d’humains, qui fuient à travers l’espace. C’est la ministre de l’éducation Laura Roslin qui devient Présidente des Douze Colonies, et Adama dirige la force militaire des humains à bord du Galactica. Les Humains ont un dernier espoir de survie : retrouver la légendaire treizième colonie, qui se serait fixée sur une planète appelée la Terre…




b galactica 4

Battlestar Galactica est le remake d’une série créée en 1978 par Glen A. Larson, qui a plus ou moins gagné un statut culte depuis. De la série originale, Ronald D. Moore n’a gardé que le strict minimum : les noms du vaisseau, des personnages (et encore : Boomer était un homme dans la version 1978) et de la menace (les Cylons). Lorsque SciFi Channel a commencé la production d’une mini-série Battlestar Galactica en 2003, la chaîne a annoncé non pas un « remake » mais une « ré-imagination » de la série originale. La nouvelle version a en effet débutée sous la forme d’une mini-série de 3 heures, diffusée en décembre 2003. Ces épisodes ont apporté à SciFi la meilleure audience de son histoire et Battlestar Galactica a été la mini-série la plus regardée de 2003. SciFi a donc décidé de lui donner suite et de lancer la production d’une véritable série dont cette mini-série serait de pilote. Une décision qui avait probablement été évoquée dès la production de la mini-série, vu qu’elle appelle de manière très évidente à une suite : elle ne présente pas une histoire fermée et se termine par un cliffhanger. Comme nombre de pilotes, la mini-série n’a pas à la hauteur de la qualité exceptionnelle de la série qu’elle a engendrée : présentation des personnages et de la situation oblige, son rythme est un peu lent. Bien que de très bonne facture, cette mini-série ne fait qu’effleurer les thèmes qui sous-tendront la série.




b galactica 6

Deux ans et deux saisons plus tard, Battlestar Galactica est l’une des meilleures séries du moment (la meilleure, selon certains) et les critiques sont unanimes pour louer ses qualités. La série réussit le tour de force d’être de la vraie science-fiction (très premier degré) sans jamais perdre en crédibilité, sans jamais être kitch ou ridicule. Ronald D. Moore a insisté dès le début de la série qu’il créait de la science-fiction « naturaliste » : passé les prémisses de la série qui placent l’action dans l’espace, tout est traité avec le plus grand réalisme possible. Beaucoup d’éléments rappellent le 21ème siècle – les costumes, les armes (pas de lasers, que des munitions « normales »), et même le Battlestar Galactica, qui a un look délibérément rétro. C’est un vaisseau de guerre à la technologie dépassée qui allait devenir un musée avant l’attaque des Cylons : ses équipements se sont pas sans rappeler ceux de la seconde Guerre Mondiale (les gros téléphones, notamment). Malgré cette recherche de réalisme, les combats spatiaux sont impressionnants, grâce à des effets spéciaux magnifiques, qui rappellent ceux de Firefly (une manière très dynamique de filmer l’espace, avec des zooms et une camera mobile). Ce n’est pas un hasard, puisque c’est la même compagnie d’effets spéciaux qui s’est occupée des deux séries : ZOIC Studios. Dans la mini-série, on peut même voir le Serenity !




b galactica 11

Mais au-delà des éléments de science-fiction, la réussite de Battlestar Galactica réside avant tout dans ses personnages, aussi bien humains que Cylons. Du côté des humains, ce sont leurs failles qui intéressent Ronald D. Moore. Cette affirmation un peu clichée aura rarement été aussi vraie que dans Battlestar Galactica, qui entre au panthéon de ces séries qui réussissent à créer des personnages véritablement ambiguës, qui ne sont jamais d’un seul bloc, qui font des erreurs, qui commettent les pires actions avec les meilleures intentions ; qui sont simplement humains, en un mot. Et l’humain est justement au cœur du questionnement de Battlestar Galactica. Un questionnement soulevé par le traitement des Cylons dont on ignore ce qu’ils sont réellement. A l’origine des machines créées par l’Homme, les Cylons ont évolués jusqu’à avoir une apparence humaine, et peut-être pas simplement l’apparence. La part d’humain des Cylons est la question récurrente posée par la série : d’un banal statut de « méchants envahisseurs » dans la mini-série, les Cylons gagnent en épaisseur au fur et à mesure de la série, et on se surprend à s’attacher à ces personnages qui sont en quête d’identité. De la confrontation entre Humains et Cylons naît un malaise passionnant : alors que les Cylons gagnent en humanité, les humains peuvent parfois avoir des comportements bien inhumains. Les Humains, en fabriquant les Cylons, se sont créés un miroir déformé qui leur renvoie leurs propres failles : c’est de leur confrontation que viendra peut-être la réponse à l’éternelle question, « Qu’est-ce qu’un être humain ? Qu’est-ce qui nous rend humain ? ».




b galactica 21

Il y a donc un véritable questionnement philosophique dans Battlestar Galactica, mais également politique. Comme beaucoup de critiques américains l’ont fait remarqué, cette série qui se passe dans l’espace a plus de pertinence politique que n’importe quelle autre série depuis The West Wing / A la Maison Blanche. Battlestar Galactica traite de thèmes aussi sérieux que la distribution des pouvoirs entre le militaire et le politique, la place de la religion, l’avortement, la désobéissance civile, … Et les réponses apportées par la série ne sont jamais simples, les décisions des personnages ne sont jamais dénuées de doute. Ronald D. Moore ne cache pas que le génocide humain au début de la série a été inspiré par les évènements du 11 septembre, et la série s’inscrit effectivement dans le contexte de la guerre contre le terrorisme et dans une atmosphère de paranoïa où chaque ami, chaque voisin, peut être un ennemi. Certains autres aspects rappellent également la situation de la société américaine (particulièrement le mélange du politique et du religieux). Mais résumer la série à une simple réécriture des changements de la société américaine ne lui rendrait pas justice : Battlestar Galactica a une perspective bien plus universelle, elle questionne des thèmes philosophiques, politiques et religieux qui peuvent interroger tout un chacun.

Maxime Berthemy

 
Méchant Kronzor Je viens de découvrir le pilote    05 aout
wako Pour Missdema    02 juil
missdema musique    27 juin
Peacecraft Dossier sympa...    22 juin
Arutha reponse    21 juin
Brad Majors Est-ce que l'épisode pilote est repris sur le coffret à paraître?    21 juin
wako on s'en fout thi jack, parle nous plutot de battlestar au lieu de raconter des conneries    21 juin
Thi Jack Miam la blonde !!!    21 juin
Piccolo vraiment une bonne série    21 juin
wako quand aux trahisons par rapport à la série originales...    21 juin
wako Battlestar galactica est la plus grande série du moment    21 juin
darkfredo STARBUCK 1978    21 juin
DjinnElGaHib Une tuerie sidérale...    21 juin
zekesky jamais vu    21 juin



box office

1

GRAN TORINO
entrées : 1 522 090 (2 semaines)




2

WATCHMEN - LES GARDIENS
entrées : 377 235 (1 semaine)




3

MARLEY ET MOI
entrées : 357 977 (1 semaine)




4

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 979 861 (5 semaines)




5

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 721 583 (8 semaines)




6

HARVEY MILK
entrées : 235 246 (1 semaine)




7

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 695 677 (5 semaines)




8

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 355 695 (3 semaines)




9

CYPRIEN
entrées : 551 649 (2 semaines)




10

LAST CHANCE FOR LOVE
entrées : 160 641 (1 semaine)