Si le titre français est NCIS : enquêtes spéciales, CSI étant tout simplement renommée Les Experts sur notre territoire, c’est pour la même raison et pour se différencier de cette dernière série que les producteurs l’ont appelée Navy NCIS. Mais cela peut prêter à rire quand on réalise que le « N » veut dire « Naval » : Naval Criminal Investigative Service. Alors « Navy Naval » ? Un peu redondant non ?

NCIS n’est ni plus ni moins qu’un prolongement de la série JAG et pour laquelle Donald P. Bellisario puise dans son expérience d’ancien Marine de l’armée américaine : « semper fi ». Les nouveaux agents du NCIS voient d’ailleurs le jour lors d’un épisode en deux parties de la huitième saison de la série JAG : Ice Queen et Meltdown.

C'est en 40 minutes chrono, sans rallonge et rarement pessimistes, que ces enquêtes relativement particulières ne cherchent plus à faire du policier dans la manière la plus académique, mais préfèrent jouer avec des règles en évitant certaines esbroufes telles que l'agrandissement d'une vidéo de surveillance pour reconnaître une rognure d'ongle. Le tout en usant de quelques ficelles assez voyantes pour nous rappeler que si certaines intrigues de NCIS sont tirées par les cheveux, il ne s'agit que de télévision.

Et pour aller aussi loin dans l'originalité, NCIS ne se cantonne pas à la bête histoire de flics accourant à chaque règlement de compte entre dealers, mais oriente ses enquêteurs très spéciaux sur le moindre accroc de l'univers des Marines, de la Navy ou tout ce qui s'en rapproche. Meurtres, désertions, kidnappings, coups de fil d'outre-tombe, cadavres momifiés, cambriolages, menaces ou attaques terroristes sont donc le lot quotidien d'un Mark Harmon un peu vieillissant depuis Presidio – où il aidait Sean Connery à résoudre un crime… dans une base militaire – et son équipe. Bien entendu, certaines fiches personnages semblent directement sorties d'autres shows, avec son leader imperturbable et pince sans rire, sa jeune recrue qui cherche sa place, sa gothique fan de microscopes, sa tête brûlée accro au sexisme et au jeunisme, et son papy légiste blasé par la barbaque, la série évite au maximum de succomber aux effets de mode. Une bonne méthode pour ne pas être démodée, justement.

Avec sa légèreté grandement appréciable au pays des Sherlock Holmes modernes dont l'humilité commençait à s'essouffler, NCIS emberlificote le contexte de ses histoires pour mieux les rendre abordables au final, dans un surréalisme assumé. Parce qu'elle ressemble à tout le monde, mais parce qu'elle ne cherche jamais à se ressembler à elle-même, la série atteint son objectif de spectacle plaisant dont l'enchaînement d'épisodes ne souffre pas du syndrome "répétition".

AM

 



box office

1

GRAN TORINO
entrées : 1 522 090 (2 semaines)




2

WATCHMEN - LES GARDIENS
entrées : 377 235 (1 semaine)




3

MARLEY ET MOI
entrées : 357 977 (1 semaine)




4

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 979 861 (5 semaines)




5

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 721 583 (8 semaines)




6

HARVEY MILK
entrées : 235 246 (1 semaine)




7

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 695 677 (5 semaines)




8

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 355 695 (3 semaines)




9

CYPRIEN
entrées : 551 649 (2 semaines)




10

LAST CHANCE FOR LOVE
entrées : 160 641 (1 semaine)