La disparition de Friends avait laissé un grand vide, un trou béant devant le crève-cœur qu’était The Last One. On a bien essayé de les remplacer, on en a récupéré un sur les six (Joey, une sitcom pas si mauvaise qu’on a voulu nous faire croire), mais rien n’arrivait bien à la cheville du très haut, de la sacro-sainte série, source de félicitée. Et là, le miracle. 5 amis, un bar fétiche, deux couples attachants, un dragueur invétéré, des dialogues cultes, des scènes mémorables. How I Met Your Mother, c’est l’effet Canada Dry de la sitcom américaine. Ca ressemble à Friends, ça a le goût de Friends. Sauf que c’est aussi réussi.

Frais, hilarant, on assiste à un renouveau, une succession. C’est inattendu, couillu, tellement qu’il devient franchement difficile de refreiner ses éclats de rire. C’est simple, nous n'avions pas vu ça depuis le pilote de Friends.Un signe de qualité... On y retrouve tout ce que faisait le maître et ce dès le pilote. Naviguant en terrain connu, la série se permet dès l’ouverture des punchlines savoureuses, transcendées par l’ambiance casual du show. Chaque épisode devient alors une sorte d’exutoire, notamment grâce au personnage de Barney, joué par un joyeux revenant, Neil Patrick Harris, illustre interprète du Docteur Doogie, qui s’en donne franchement à cœur joie dans cet excellent rôle qui gangrène les autres personnages de la série. Barneyismes à profusions, et culte intensif, deux mamelles prodigieuses pour un personnage charismatique et profondément jouissif, preuve s’il en est de l’écriture fine et racée du show, toujours prompte à enchaîner flashbacks, théories farfelues, running gags, avec une utilisation audacieuse de la voix off.

L’histoire permet également un sens du suspens étonnant. Le principe prend l'intrigue à l'envers : Ted, le héros, raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère (forcément, c’est le titre). La sitcom joue le jeu et révèle au compte gouttes des informations capitales pour la suite, pour une attente insurmontable. Nous ne sommes pas loin de Jack Bauer et quelques bombes nucléaires. Autre point important, la réalisation et l’utilisation de la musique, qui ont su tenir compte des avancées et innovations récentes dans le domaine des TV-Shows américains (on se souvient la larme à l’œil de Malcolm ou de Arrested Development), pour des moments caustiques, inattendus et gonflés d’un bonheur délectable. Et c’est peut être là l’un des avantages par rapport à Friends, qui se retrouvait bien souvent étriqué dans son système de plusieurs caméras fixes un peu déprimant.

Bien sûr, How I Met Your Mother n’est pas encore près de décrocher la place qu’a occupé Friends pendant dix ans (et qu’elle garde encore), mais en constitue pas moins un passage de flambeau extrêmement réjouissant et réussi, avec la vérification de la théorie précisant qu’une sitcom américaine ne se déguste qu’en VO (la voir en français est un total gâchis). HIMYM, c’est donc de l’or en barre, une pépite, le salut qu’on attendait plus. Et en plus c’est de mieux en mieux, et c’est tout le bien qu’on leur souhaite. “It's gonna be legen ... Wait for it ... daaaary ! LEGENDAAAAARYYY !!"

David Marmignon

 



box office

1

GRAN TORINO
entrées : 1 522 090 (2 semaines)




2

WATCHMEN - LES GARDIENS
entrées : 377 235 (1 semaine)




3

MARLEY ET MOI
entrées : 357 977 (1 semaine)




4

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 979 861 (5 semaines)




5

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 721 583 (8 semaines)




6

HARVEY MILK
entrées : 235 246 (1 semaine)




7

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 695 677 (5 semaines)




8

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 355 695 (3 semaines)




9

CYPRIEN
entrées : 551 649 (2 semaines)




10

LAST CHANCE FOR LOVE
entrées : 160 641 (1 semaine)