Rien de spécial à signaler. L'édition est très correcte, proposant une image lumineuse et colorée. Pour un humble D.T.V. on est agréablement surpris par la finesse de l'image à laquelle se rajoute un piqué précis. Une édition qui n'a pas à rougir devant des productions plus cossues.
L'édition propose tout ce qui est possible en matière de mixage sonore anglais et français : Dolby Digital 2.0, 5.1 et même DTS. Pour ce dernier on a tout de même du mal à comprendre une telle présence qui s'avère fort inutile tant le film n'exploite que trop rarement les spécificités du DTS. Il est à noter que le mixage français est plutôt de bonne qualité, proposant des doublages corrects et surtout une restitution de l'univers sonore très proche de la version originale.
Le film dispose de menus colorés et animés dont l'esthétique colle parfaitement avec l'univers du film. En guise de supplément, on découvre un Making Of très consensuel dans lequel on est surpris par les moyens techniques assez impressionnants pour un résultat à l'écran qui ne l'est pas.
Au XIVème siècle, Florence est une ville de purs plaisirs, somptueuse et prospère. La superbe Pampinea Anastagi est la fille unique d'une famille riche et respectée, qui à cause de la peste, se retrouve subitement seule. Trois hommes vont se la disputer : le jeune et bel aventurier Lorenzo de Lamberti véritablement épris de la belle donzelle, le vil Gerbino de la Ratta qui ne convoite que sa fortune, et le Comte Russe Dzerhinsky à qui elle est promise malgré elle.
Déclinaison de la franchise American Pie dans l'univers médiéval, le film ne brille ni par son originalité ni pas sa finesse. On se demande comment Tim Roth a atterri dans une production de la sorte. Rien qu'à voir la jaquette racoleuse du DVD et vous comprendrez. De plus, la dimension coquine et irrévérencieuse est très peu présente au point qu'on est vite lassé par les facéties faussement frivoles de nos protagonistes. Il reste quelques combats à l'épée qui habillent le film et de jolies reconstitutions historiques, mais pas de quoi remporter l'adhésion du public.
Par Gwenael Tison