TWIN PEAKS : FIRE WALK WITH ME (Z1)
New Line
1992
Drame
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - DTS - cc - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français Dolby Surround - Anglais DTS 5.1 / Anglais Dolby Surround
Sous-titres : Anglais / Français
Critique Image

De toute évidence, l'éditeur a soigné l'image (à défaut des suppléments hurlent en coeur les fans du film). Le master est d'une grande propreté, la compression frise le sans faute. L'apport du 16/9 se fait sentir au travers d'un excellent niveau de définition. Les couleurs possèdent une jolie saturation et le contraste est magnifiquement géré (les noirs sont ainsi particulièrement profonds, chapitre 30, la scène nocturne entre Laura et Bobby). Toutefois, on dénote certaines limites (dues notamment au Ntsc) et principalement un mauvaise gestion du tons rouges (parfaitement visible au moment du passage dans la boîte de nuit) qui ont une sérieuse tendance à baver.
Le changement de couche qui s'opère à la 74mn 15 n'est pas très réussi (bien décelable car au beau milieu d'une scène, supprimant ainsi l'ambiance sonores de manière brutale). Les passages inaudibles ou incompréhensibles (comme ceux du nain qui s'exprime dans une langue imaginaire) ont bien des sous-titres français mais comme ceux en anglais sont incrustés sur le master, ils sont placés au milieu de l'image.
Critique Son
David Lynch est un des cinéastes qui apporte le plus d'attention et de soin à la bande son de ses films. Twin Peaks : Fire walks with me est sans nul doute son oeuvre la plus complexe et la plus riche de ce domaine. C'est dire qu'on attendait au tournant le rendu sonore des différents pistes proposées par cette édition. Si le résultat s'avère tout à fait convaincant, on est quelque peu déçu que les pistes anglaises (DD et DTS) ne se montrent pas plus enveloppantes, la piste française uniquement encodée en Dolby Surround arrivant même à proposer une présence des surrounds plus accentuée.
Que ce soit en DD ou en DTS (quasiment aucune différence si ce n'est une dynamique légèrement plus performante en DTS), le mixage privilégie donc les avants se contentant de relayer timidement certaines ambiances sur les arrières. Toutefois, le travail de restitution porte la plupart du temps ses fruits mettant surtout en avant la géniale musique de Angelo Badalamenti.
La VF Dolby Surround est d'un niveau étonnant. Ample et généreuse, il lui manque toutefois une meilleure précision dans le rendu des ambiances. En tout cas, on a hâte de voir ce que cela peut donner en DD (ou même, on peut rêver, en DTS) sur le futur zone 2. A noter que la VF est bien plus fidèle à l'univers sonore concocté par Lynch comme l'atteste le rendu des scènes volontairement inaudibles (celles en particulier dans la boîte de nuit). Si effectivement, en VF, il est nécessaire de lire les sous-titres pour comprendre ce que se disent les protagonistes, ce n'est pas du tout le cas en VO et ce quelque soit les pistes (ce qui rend la présence de sous-titres totalement fortuite).