Si l'on n'y note pas le moindre artefact de compression et que l'image offre une belle définition (même si l'on constate un très léger flou à de rares moments) et une fluidité parfaite dans les arrières plans, cette présentation de A la maison Blanche déçoit tout de même : pourquoi au fil des saisons ne proposer que du 4/3 ? Pourtant chaque épisode tourné en 1.77 se prêterait parfaitement au 16/9...
La colorimétrie reste excellente, procurant ainsi une belle chaleur à l'ensemble et les contrastes parfaitement gérés. Un très bel effort tout de même pour une série télé même si l'on note parfois un certain manque de luminosité et que l'absence de 16/9 se fait difficilement pardonner.
Les mixages sonores sont en tout point identiques aux précédentes éditions : des pistes Dolby Surround anglaise et française parfaitement claires et faisant preuve d'une bonne dynamique d'ensemble mais restant essentiellement frontales. La piste anglaise se montre malheureusement un peu plus sourde que son homologue française mais globalement l'une comme l'autre se montre d'une bonne facture.
A l'instar des deux premières saisons, on ne trouve ici pas le moindre bonus.
La Maison Blanche est dans tous ses états et le branle bas de combat est à son comble : Le Président Josh Bartlett est décidé à briguer un nouveau mandat malgré l'annonce de sa sclérose en plaques. Son fidèle Etat Major devra faire avec les problèmes conjugaux du Président, un sauvetage à Haïti et la foudre des journalistes et du congrès en raison de son mensonge vis-à-vis de sa santé.
Cette troisième saison démarre par un épisode "spécial". Ce dernier et ses bénéfices sont dédiés aux pompiers et policiers victimes des évènements du 11 septembre ainsi qu'à leurs familles. Après une mise en garde nous précisant qu'il s'agit là d'un épisode "hors série", nous assistons à l'un des meilleurs épisodes de la série. Le message ? Nous n'avons pas besoin de martyrs mais de héros. Un héros est prêt à mourir pour son pays mais il préfèrera vivre pour lui. Une belle leçon qui nous change des discours à tendance extrémiste de droite.
N'en finissant plus d'être récompensée par ses compatriotes et ce malgré l'apparition de séries désormais cultes (Six Feet Under et 24), A la maison Blanche parvient à garder toute son identité : traitement de problèmes de fond tout en gardant l'humour nécessaire pour rendre le discours digeste. Et encore une fois on en redemande !
Par Pascal Faber
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Menus [p1] [p2]