Un caïd se fait passer pour un petit bourgeois afin de mieux préparer ses coups et rester dans l'anonymat.
Ce film est très étonnant. Fernandel interprète un personnage qui semble avoir été écrit pour un Jean Gabin et l'on se surprend, tout au long du métrage, à mettre le visage de Gabin à la place de celui de l'acteur comique. Incontestablement ce personnage n'est pas pour lui et le « comédien au sourire chevalin » fait tout ce qu'il peut pour s'approprier ce caïd, usant de tout le ressort comique qu'il possède, mais le film reste trop souvent à cheval entre le polar et la comédie pour vraiment nous séduire.
Passé un générique qui fait peur en terme de grain et de poussière sur le master, le transfert de L'homme à la Buick est une belle surprise. Les couleurs sont chaudes, parfaitement saturées et la compression, avec un bitrate oscillant en 8,5 et 9, se montre plus que satisfaisante. Un léger grain subsiste néanmoins ainsi que de petits défauts de pellicule, mais la facture générale fait plaisir à voir.
Une piste mono tout ce qu'il y a de plus conventionnelle, qui ne fait pas de vague mais qui demeure parfaitement claire et évite les écueils de la saturation lors des scènes bruyantes. Du bon travail !
Aucun bonus si ce n'est les bandes annonces de « La cuisine au beurre, l'auberge rouge, Ali baba et les quarante voleurs, La vache et le prisonnier » et « L'homme à la Buick ».