On retrouve pour cette troisième et dernière saison les mêmes défauts que pour les précédentes. A savoir un transfert légèrement granuleux et accusant de petits fourmillements dans de nombreux arrières plans. Les couleurs demeurent parfaitement retranscrites et saturées, la compression de bonne tenue et la définition des plus probante.
La dynamique des deux pistes Dolby Digital 5.1 (anglaise et française) se montre très appréciable avec un plus non négligeable pour la version originale dans sa répartition des différents effets sur les voies arrières. Quoiqu'il en soit, l'une comme l'autre satisfera les fans des petits hommes venus d'une autre planète avec des dialogues clairs et bien ciselés.
En terme de bonus vous découvrirez quatre commentaire audio dont deux peu passionnants du réalisateur Jonathan Frakes (« La traque » et « Fausse Note ») qui ne parvient jamais a emballer l'exercice de style pour le rendre intéressant. En revanche, Ronald D. Moore (« J'ai épousé un extra-terrestre ») se montre plus loquace et met de coté la langue de bois. Enfin, « Vers le futur », dernier épisode de la série, se voit offrir un commentaire du créateur de la série, Jason Katims, qui, entre tristesse et rancoeur, nous livre un point de vue plus artistique.
Vous n'aurez pas grand-chose d'autre à vous mettre sous la dent. On ne trouve qu'un maigre documentaire traitant de la thématique de la série par le biais de petites interviews de l'équipe.
Après une seconde saison partant dans tous les sens façon Dark Angel saison deux et un audimat en chute libre, les scénaristes ne semblent plus vraiment savoir quoi faire pour revenir aux sources de la série, à savoir la chasse à l'alien. On a aujourd'hui l'impression qu'après une séance de brainstorming musclée toutes les idées susceptibles de créer un nouvel élan ont été mise sur la table, mélangées façon pâte à crêpe avec grumeaux et mise sur le feu sans la moindre recherche de crédibilité. Il en ressort donc une troisième saison sans queue ni tête, tuant l'oiseau dans l'oeuf alors que la première saison se présentait sous les meilleurs auspices.
Par Benjamin Bach