Très particulière et froide, l'image de I, Robot recèle d'un nombre très élevée de teintes différentes et de détails dans sa composition. L'ensemble sur cette édition DVD reste ici parfaitement bien rendu, de la définition précise, à un contraste parfait et un rendu des couleurs parfaitement fidèle. Même l'encodage se montre irréprochable, malgré les six pistes audio présentes sur ce DVD - deux Dolby Digital, une DTS et trois commentaires - avec une compression tout bonnement invisible.

Arrivé à un stade où les images DVD des blockbuster sont pour la plupart encodées de matière impeccable, il ne reste qu'un point sensible pour les différencier : celui du rendu, proche ou non, de celui d'une "pellicule" cinéma. C'est à dire répondre à la question "Le film dégage-t-il les mêmes sensations esthétiques que lorsque nous l'avons vu en salle ?", qui ne préoccupe donc que les plus attentifs, les plus pointilleux, mais reste aujourd'hui souvent le seul critère de distinction des transferts en DVD.

Et c'est là que réside le petit défaut de celui d'
I, Robot. Bien qu'elle présente un encodage et des caractéristiques techniques impeccables, l'image reste lisse, et n'évoque pas une texture de pellicule mais un transfert purement numérique de DVD. Là où les techniciens derrière les transferts du
Seigneur des Anneaux ou plus modestement de
Kill Bill se sont semble-t-il casser la tête pour proposer un léger grain invisible aux yeux du spectateur lambda mais qui assure une différence de sensation, le rendu ici est moins fidèle à la vision que l'on en avait au cinéma. Une conséquence directe se matérialise par des effets spéciaux beaucoup plus apparents qu'en salle, où justement ils stupéfiaient par leur naturel. Cela n'enlève rien tout de même au plaisir de regarder ce DVD. L'image est lisse mais reste belle, et si les effets spéciaux apparaissent soudain bien plus visibles, cela n'enlève rien à la richesse visuelle du spectacle se déroulant sous nos yeux.