A l'instar de la première saison, on retrouve un grain omniprésent, nettement plus marqué sur les génériques d'ouverture. On note également quelques défauts relatifs à l'âge de la copie ainsi que de nombreux artéfacts de compression, mais la facture générale se révèle plutôt bonne et le niveau de détail relativement pointu.
Il en va de même du point de vue des mixages sonores mono qui bénéficient d'une dynamique des plus appréciables avec une nette préférence pour la version originale. Cette dernière accuse une dynamique plus poussée dans la restitution des dialogues. Mais ces derniers demeurent par moment un cran au dessous de nos attentes.
Concernant l'interactivité de cette seconde saison, il ne nous reste que les yeux pour pleurer. Car si la première saison nous réservait quelques belles surprises, aujourd'hui rien ne nous est proposé. Pire encore : il faudra débourser le prix de deux coffrets pour se la procurer intégralement...
L'aventure continue pour Kwai Chang Caine, dont la vie est marquée par l'enseignement de la sagesse des prêtres Shaolin. Poursuivant son chemin à travers les grands espaces américains à la recherche de son demi-frère Danny, un avis de recherche pèse toujours sur lui. Malgré les obstacles qui se dressent sur sa route, il sait garder son sang froid et reste déterminé.
Série pacifiste où l'homme se doit d'utiliser la violence pour se protéger et protéger autrui va au-delà du symbole et de la symbolique bouddhiste. Pour cette seconde saison, les scénaristes réutilisent à bon escient les ingrédients qui firent la richesse des premiers épisodes, soignent leur narration et permettent à David Carradine d'aller encore plus loin dans la construction de son personnage. On note l'apparition de comédiens dont la renommée n'est plus à faire et qui faisaient ici leur début : Jodie Foster ou encore Harrison Ford.
Une seconde saison qui confirme le puissant potentiel de cette série indémodable et inégalable.
Par Pascal Faber