
L’éditeur, fidèle à sa réputation en terme de transferts de films récents, ne manque pas à ses engagements et nous propose une édition particulièrement soignée. Hormis quelques fourmillements et de très légers artéfacts de compression, l’ensemble se montre d’une excellente tenue. La palette colorimétrique nous livre des teintes naturelles et des couleurs parfaitement saturées, le niveau de détail se révèle des plus pointu, l’éclat général vibrant et les contrastes gérés au mieux pour nous faire apprécier cette comédie familiale dans des conditions optimales. |
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Les deux mixages (anglais et québécois Dolby Digital 5.1) s’en tirent plus qu’honnêtement pour un film de cette catégorie : les dialogues sont clairs et distincts et même si l’ensemble demeure essentiellement axé sur les voies frontales, les différentes ambiances et la bande originale nous procurent un relief des plus plaisant. L’utilisation des canaux surrounds se montre donc certes limitée mais la dynamique d’ensemble fait preuve d’un très bon traitement. |
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Si l’on regrette de ne pas trouver un commentaire audio des deux vedettes masculines afin de permettre à nos zygomatiques de poursuivrent un brin leur chemin vers nos oreilles, on se consolera avec celui du réalisateur qui revient sur quelques anecdotes du tournage mais avec un entrain à nous endormir au bout de cinq minutes.
On trouve ensuite un petit bêtisier (4mn09) sans grand intérêt mais néanmoins divertissant, puis un lot de 7 scènes coupées (9mn20) au montage accompagnées ou non d’un commentaire du réalisateur, scènes par ailleurs peu convaincantes mais faisant part en grande partie à l’improvisation des comédiens et en grande partie coupées car elles ralentissent le rythme.
Enfin, outre quelques bandes annonces dont la version longue de celle de l’adaptation de la comédie musicale Rent (youpi), on trouvera un petit making of (Love is the Melody - 20mn38) bien plus destiné à nous démontrer l’ambiance régnant sur le plateau que d’entrer dans les détails de la production.
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Quand Theresa décide de présenter son petit ami à sa famille pour les 25 ans de mariage de ses parents, elle a oublié de mentionner un petit détail : il est blanc. Bien déterminé à mettre un terme à cette relation, le père de Theresa fait tout pour que Simon ne se sente pas le bienvenu dans la famille. Mais Simon n’a pas dit son dernier mot et va s’accrocher à sa bien aimée envers et contre tout.
Remake de Qui vient dîner ce soir de Stanley Kramer avec Sidney Poitier dans le rôle tenu ici par Ashton Kutcher et Spencer Tracy dans celui de Bernie Mac (les couleurs sont donc inversées), cette nouvelle comédie s’attarde plus sur les incongruités et les situations cocasses, mettant donc l’accent sur la comédie que comme une étude des mœurs et portrait d’une Amérique raciste. Pas étonnant donc de le voir s’éloigner à grands pas de l’aspect dramatique pour lorgner du coté de comédies telles que Mon beau père et moi ou encore Le père de la mariée. Et qui de mieux pour incarner ce jeune blanc immergé dans un univers qui le dépasse qu’Ashton Kutsher, révélé par la série That 70’s Show et adulé par la jeune génération pour son émission Punk’d, la nouvelle coqueluche du cinéma Hollywoodien. Opposé à lui, un comédien bien plus confirmé dans le registre de la comédie, Bernie Mac ’en donne à cœur joie pour troubler la quiétude du jeune couple. Et force est de reconnaître que, malgré quelques lourdeurs et des gags par toujours bien fin, la mayonnaise prend plutôt bien et l’on passe un très agréable moment, avec le sourire toujours ancré sur le visage.
Pour une fois qu’un remake ne frise pas l’absurde et le ridicule (cf le tristounet Ma sorcière bien aimée), on aurait bien tord de se priver d’une bonne dose de rigolade.
Par Stéphane Mille |

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