
Sortie sous la bannière de la Fox, cette édition se montre des plus conventionnelle et honore parfaitement son cahier des charges. En effet, l’image se révèle merveilleusement définie et se voit sublimé par un master immaculé et une compression des plus aboutie. Les plus méticuleux noteront quelques artéfacts de-ci delà, mais l’ensemble accuse au final un soin des plus poussé. |
|
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise remplie très correctement son office pour une comédie même si l’on est en droit de regretter une exploitation des voies arrières plus poussé la majeure partie du temps car au-delà des ambiances du stade de baseball, ces dernières se montrent pour le moins timide. Néanmoins, la dynamique d’ensemble parvient à rattraper ce petit manque. Quant à la piste Dolby Surround québécoise, elle se montre moins précise mais tient néanmoins la dragée haute au mixage anglais. Reste un doublage pas toujours des plus heureux pour le français trop regardant. |
|
Les frères Farrelly semblent bien peu inspirés et nous propose un commentaire audio pour le moins insipide. Les deux hommes se contentent la majeure partie du temps de décrire ce qui se passent à l’écran revenant à l’occasion sur des souvenirs du tournage. Quel dommage que leur verve est également disparue de leur propos.
Le reste des bonus se montre malheureusement de la même teneur en raison de leur piètre durée et si l’on est amusé de voir que la malédiction dont il est question dans le film fut, par hasard, brisé lors du tournage du film, rendant ainsi le « pitch » assez incroyable, il s’agit bien là des seules révélations valant le détour (Break the Curse, Love triangle et Making a scene, trois petite featurette qui aurait pu aisément n’en former qu’une). On trouvera également un petit bêtiser réservé aux prises manqués sans grand intérêt, quelques bandes annonces ainsi qu’un lot de treize scènes coupées ne se démarquant jamais l’une de l’autre tant elles ne ressemblent qu’à des versions longues ou alternatives de ce qui figure au montage définitif.
|
|
|
Pour Ben Wrightman, admirateur obsédé des Red Sox de Boston, devenir amoureux est aussi improbable que de voir son équipe adorée remporter les séries mondiales. Mais tout devient soudainement possible le jour où il se retrouve avec une petite amie ravissante nommée Lindsey. Lorsque commence la saison de baseball, Lindsey doit toutefois lutter contre toute l’équipe des Red Sox pour conserver le cœur de son petit ami.
On était sans nouvelle des frères Farrelly depuis leur comédie Deux en un et ceux qui espérait les voir revenir avec un scénario habité par la même folie que leurs précédentes réalisations resteront incontestablement sur leur faim tant tout est ici mielleux voire mièvre et rares sont les scènes à nous laisser penser qu’il s’agit là d’un film des deux trublions. Si l’on ne regarde pas la fiche technique, on pourrait presque penser à un bon Nora Ephron ou un moyen Rob Reiner… mais surtout pas un Farrelly Brothers. Donc, si la comédie romantique formaté cinéma hollywoodien est votre tasse de thé, vous trouverez ici tout ce que vous souhaiter, si c’est un film dans la veine de Mary à tout prix que vous recherchez, passez votre chemin.
Par Pascal Faber |

|