Paramount nous livre une seconde saison tout aussi soignée que la première mais possédant également les mêmes défauts. Les couleurs sont vives et bien saturées et les contrastes globalement bien gérés. L'image aurait incontestablement pu se montrer plus précise mais l'ensemble demeure bien détaillé. On notera également un léger grain plus ou moins prononcé selon l'intensité lumineuse et quelques petits artéfacts de compression.
A l'instar de la première saison, la piste Dolby Digital 5.1 anglaise se montre naturellement plus précise que la piste surround française. Celle-ci bénéficie d'un naturel plus convaincant dans la restitution des dialogues et nous propose un relief plus saillant sur les voies surrounds. La piste française lui tient cependant la dragée haute en terme de dynamique et si l'on aurait souhaité un relief un peu plus accru, l'ensemble demeure très satisfaisant.
Toujours aucun bonus.
Après six ans d'un profond coma suite à un violent accident de voiture, Johnny Smith s'aperçoit que chaque contact physique provoque en lui un flot de visions passées ou futures. Un don qu'il décide d'utiliser pour venir en aide à la police, mais également à tous ceux dans le besoin.
Librement adapté du roman éponyme de Stephen King, et sans trop chercher à marcher sur les traces de l'excellent film de David Cronenberg qui mettait en vedette un Christopher Walken inspiré, les scénaristes et producteurs de cette nouvelle série qui voit le jour en 2002 sur le continent américain tentent d'élargir le concept du roman.
On retrouve aujourd'hui, pour cette seconde saison, Johnny là où nous l'avions laissé, en pleine vision de l'apocalypse suite à une poignée de main. L'homme : Greg Stillson, candidat au Congrès. Johnny, en plus de ses enquêtes parallèles, va tout faire pour que sa vision ne devienne pas une tragique réalité. Une seconde saison mieux rythmée, plus tendue, avec des personnages plus creusés, vivants avec leurs failles et leurs démons...
Par Pascal Faber