On retrouve ici le même transfert utilisé pour l'édition spéciale du DVD zone 2, ainsi que pour le HD-DVD. L'image tient la route, surtout pour ses 20 ans d'âge. Les couleurs sont typées années 80, tirant vers les teintes rouges, et le contraste est plus profond que sur le DVD. La définition est au rendez-vous, malgré un piqué que l'on aurait souhaité un peu plus poussé. Enfin, il réside un léger grain durant tout le film, et surtout une compression qui marque parfois le pas sur certaines séquences, notamment sur les scènes sombres. Le spectacle reste cependant total, et l'écart avec le DVD se justifie tout le long du film.
Remixé à l'occasion de la ressortie en DVD Collector, le 5.1 des deux versions se rappelle à nous surtout lors des passages de la sublime musique de Michael Kamen et Eric Clapton. Le reste du temps, la scène sonore est essentiellement concentrée sur les enceintes frontales, avec une dynamique légèrement supérieure au DVD. On préferera la version anglaise, un peu plus intelligible que la version française, dont les dialogues viennent se démarquer un peu plus du reste de la bande son.
Comme d'habitude chez Warner, on est face au minimum syndical pour les menus de navigation, tout comme pour les menus contextuels. En guise de suppléments, ce Blu-Ray nous propose 4min.56 de scènes coupées, qui furent à l'époque réintégrées dans le montage du film pour sa ressortie en DVD Collector. A noter également la bande-annonce du film, dans une version SD 16/9, qui nous montre bien le gouffre entre la définition standard et la haute définition.
Critique technique par Vincent Berthaud
Pour Roger Murtaugh, cinquante ans tout juste, bon policier, deux choses comptent à présent : sa famille et sa retraite. Mais voilà qu'on lui fait un cadeau empoisonné : Martin Riggs, jeune flic de la crime, rompu aux techniques de combats, mais doté d'un instinct suicidaire prononcé. Et dans la sordide affaire de suicide qu'ils doivent démêler, Roger va apprendre à ses dépends pourquoi Riggs mérite le surnom d'Arme Fatale.
Plus sombre que les opus qui suivront, ce premier volet est incontestablement le plus réussi de la série. Passé aujourd'hui au rang de film culte pour toute une génération, L'Arme fatale brille non seulement pour son scénario habilement noir mais également pour sa galerie de personnages d'une grande richesse, richesse que l'on ne retrouvera plus vraiment par la suite dans les films de ce genre (l'humour rapporte plus au box office).
Mené tambour battant par un Richard Donner au service de ses personnages et de son histoire, les aventures de Riggs et Murtaugh font aujourd'hui encore office d'un pavé dans le panorama du cinéma des années 80 et la redécouverte aujourd'hui procure toujours le même plaisir.
Par Stéphane Mille