Globalement une belle image. La colorimétrie semble respecte et le
contraste est satisfaisant. La mise en scène se rapproche d'un bon
téléfilm et la compression Mpeg2 s'efforce de retranscrire au mieux
les atmosphères de nuit assez nombreuses (comme tout slasher qui se
respecte). Une image correcte sans supplement d'âme.
La VO anglaise n'est proposée qu'en Dolby Surround 2.0. Dans les
faits, cela ne change que peu de choses en comparaison de la version
5.1 française. Les deux pistes sont toutes deux friandes d'effets
sonores arrières sympathiques, propre au genre, et même si le
spectacle reste trop peu démonstratif, on apprecie l'efficacité
simple et ludique du mixage qui devrait entraîner tout amateur de
slasher dans son univers.
Un court bêtisier sympathique nous est proposé, et c'est tout ou presque. On notera la présence des dernières bandes-annonces de l'éditeur.
Burger Kill représente très exactement le type de film dont on attend
rien, ce qui joue a leur avantage. D'une histoire commune -un
psychopathe masque seme la terreur en tuant ses congénères ados- le
réalisateur tire le meilleur parti ludique pour nous proposer une
oeuvre fun bourré de punchlines désopilantes. Au delà du plaisir
simple d'un slasher lambda, on se plaît a imaginer ce qu'un projet
pareil aurait pu donner avec une réalisation plus audacieuse et des
personnages plus consistants. On attendra curieusement la prochaine
oeuvre de cette équipe.
Par Vincent Martini