box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

vin diesel (19 Juillet 1967 - )

Crâne rasé, stature imposante, voix caverneuse, l'impressionnante figure de Vin Diesel s'est imposée au cours des longs-métrages comme un des nouveaux héros d'action, relève des glorieux Sylvester Stallone et autres Arnold Schwarzenegger.

Tout commence ainsi 18 juillet 1967 à New-York pour le comédien, né d'une mère psychiatre et astrologue et d'un père qu'il ne rencontrera jamais. Il a néanmoins un beau-père, professeur de comédie et régisseur d'un théâtre. Un premier pas vers les arts du spectacle mais qui n'est absolument pas le chemin que prendra l'acteur pour y parvenir, préférant laisser faire le hasard. C'est ainsi en se rendant avec son frère et des amis dans le Theater for the New City pour le vandaliser que les choses bougeront pour lui, la directrice artistique Crystal Field préférant leur donner un rôle dans la pièce qu'elle est en train de monter plutôt que d'appeler la police. Ses débuts sur les planches, Vin Diesel les fait donc dans la pièce enfantine Dinosaur Door, une expérience qu'il appréciera fortement et dans laquelle il persévèrera par la suite. Continuant de monter sur scène durant ses années de collège, il participera de même à divers autres projets tels qu'une vidéo d'apprentissage de breakdance ou bien, dans un domaine assez similaire, aux clips vidéos de son cousin rappeur Kwame. Sur grand écran, nous pourrons l'apercevoir pour la première fois dans un petit rôle d'infirmier dans L'Eveil, le drame médical réalisé par Penny Marshall et dans lequel Robin Williams tirait Robert de Niro de sa catatonie.




strays

Le cinéma se trouve alors être désormais ce vers quoi veut tendre Vin Diesel, une volonté malheureusement contrariée par ses origines métissées qui lui interdisent l'accès à nombre de rôles. En réaction à cette injustice, l'acteur décide de se créer sa propre chance et, tirant son inspiration du livre "Feature Filmmaking at Used Car Prices" ("Réaliser des films pour le prix d'une voiture d'occasion") de Rick Schmidt, il se lance alors dans la réalisation de son premier court-métrage. Un projet qu'il concrétise en réunissant les 50 000 dollars nécessaires à l'aide d'un emploi de télémarketing et qui débouchera donc en 1994 sur Multi-facial, écrit, réalisé, produit et interprété par ses soins. Et comme beaucoup de premières oeuvres il s'agit d'une histoire autobiographique, celle d'un acteur prit dans le cirque des auditions, se voyant refuser des rôles car n'étant pas assez noir, pas assez blanc ou bien encore trop l'un ou l'autre. Rencontrant un joli succès, Multi-facial sera même présenté l'année suivante dans le cadre du festival de Cannes, ce qui finira plus tard par porter ses fruits. Mais pas dans l'immédiat et, en parallèle de sa profession de videur de boîte de nuit, il commence ainsi à développer son premier long-métrage, Strays. Une nouvelle fois très inspiré de sa propre existence, celui-ci sera présenté au festival de Sundance en 1997 et rencontrera à nouveau un confortable succès d'estime, confirmé même par le désir de la chaîne MTV d'adapter le long-métrage en série télévisée. Il persistera alors dans cette veine en commençant à rédiger le scénario de Doormen, film s'inspirant très fortement de son expérience en tant que videur et faisant office de suite à Strays, mais il devra remiser sa casquette de réalisateur alors que sa carrière d'acteur prend un tournant des plus bienheureux.

Car c'est en effet vers cette époque que Steven Spielberg remarque les talents du comédien dans sa première oeuvre, Multi-facial, et décide alors de lui écrire tout spécialement un rôle dans le Il faut sauver le soldat Ryan qu'il s'apprête à tourner. Un véritable coup de chance car cette participation, bien que n'étant pas vraiment de premier plan, lui permet néanmoins de faire ses premières armes sur un très gros film tout en faisant monter le buzz autour de sa personne. "J'étais dans tous mes états qu'un réalisateur, Spielberg par-dessus tout, ait pu voir mon travail. Ensuite lorsque j'ai appris qu'il avait fait écrire un rôle pour moi dans son nouveau film, je n'en revenais pas. C'était surréaliste. Comme un conte de fée hollywoodien". Avoir le support d'un homme comme Spielberg dans l'industrie hollywoodienne n'est en effet pas rien et, désormais repéré par les grands studios, Vin Diesel va commencer à multiplier les projets. Ce sera en premier lieu le rôle du robot dans Le Géant de fer du génial Brad Bird, pour lequel sa voix caverneuse fera des merveilles, puis viendra le thriller Les Initiés. Mais les prémices de la consécration et de l'acquisition de son statut de star de l'action, c'est avec son film suivant que le comédien commencera à l'obtenir.




le soldat ryan

NAISSANCE DU ACTION HERO

En 2000 sort ainsi un petit film de SF passant presque inaperçu en salles, en tout cas en France, mélange détonnant d'horreur et d'action qui va malgré tout se forger au fur et à mesure un noyau dur de fans, principalement au travers de sa sortie vidéo. Ce film c'est bien sûr Pitch Black, que portent sur leurs épaules le réalisateur David Twohy et Vin Diesel en imposant un nouvel anti-héros charismatique aux forts accents Carpenter-esques. Riddick, une brute, une vraie, doublé d'un véritable marginal pour qui ses intérêts prévalent par-dessus tout mais que ses créateurs parviennent cependant à nous rendre sympathique. Mieux encore, à faire de lui une des icônes de la science-fiction de ce début de vingt-et-unième siècle. Un rôle cher au comédien mais qu'il ne pourra cependant retrouver immédiatement, le succès mettant un certain à se confirmer aux yeux de producteurs n'attendant que des chiffres encourageants pour se décider. C'est d'ailleurs une des raisons qui le pousseront à créer en 2002 la société de jeux vidéo Tigon Studios, en plus de son amour pour les univers vidéo-ludiques et du jeu en général (il avoue avoir régulièrement joué durant plus de vingt ans à Donjons et Dragons), afin de perpétuer l'histoire de ce personnage de la meilleure des façons. Sa nouvelle stature de héros d'action, Vin Diesel va ainsi la perpétuer dans des productions toujours aussi explosives mais néanmoins d'un genre légèrement différent. Car il vient de rentrer dans l'écurie de Neal H. Moritz, célèbre pour son jeunisme parfois agaçant, et entérine alors pour le producteur hollywoodien une de ses plus lucratives franchises en devenant le héros du rutilant Fast and Furious.




xxx movie

Rencontrant un très respectable succès au box-office, les deux hommes réitéreront l'expérience dès l'année suivante avec xXx, sorte de version vitaminée et x-trem de l'agent 007 qui dépassera à son tour les 140 millions de dollars rapportés sur le seul territoire américain. Autant dire qu'après cela, des thrillers et polars plus traditionnels comme Les hommes de main ou Un homme à part, réalisés respectivement en 2001 et 2003, peinent à s'imposer aux yeux des spectateurs, ceux-ci désirant surtout voir l'acteur revenir aux rôles qui l'ont fait connaître. Une volonté tout à fait partagée par les exécutifs hollywoodiens, et ces derniers de sauter alors sur l'occasion. "Je me suis vu offert trois franchises en même temps, Pitch Black, Fast and Furious et xXx, et j'ai dû faire un choix parce que je n'avais pas humainement le temps de m'attacher à toutes". Préférant ne pas revenir aux voitures aux couleurs criardes car l'histoire du premier lui semble ne pas avoir besoin de suite, il envisagera néanmoins pendant un temps de reprendre son rôle de Xander Cage, pour reproduire plus avant la fonctionnement de la saga des James Bond. Mais là aussi il finira par décliner la proposition, préférant de loin se consacrer au personnage de Riddick qu'il a enfin l'opportunité de pouvoir réinterpréter, dans lequel il a confiance et qu'il pourra de plus retrouver dans une production épique servant de première pierre à une trilogie à venir.

CHERCHER A S'IMPOSER

Un choix qui paraît bien légitime, l'aura dégagée par la saga de David Twohy ayant une portée bien supérieure à celles des oeuvres supervisées par Neal H. Moritz, aussi divertissantes qu'on puisse les trouver. Pourtant, cela se révèlera être un faux-pas qui allait briser quelque peu le bel élan de sa carrière, Les Chroniques de Riddick n'ayant absolument pas trouvé son public en salles. On parle tout de même là de 90 millions de dollars engrangés sur l'ensemble du globe, tandis que le budget initial était estimé autour des 110 millions. Une impression d'échec encore renforcée par les mauvaise vente de son pendant animé, Dark Fury, et qui coupe alors l'herbe sous le pied aux perspectives de développement de cet univers science-fictionnel. Pendant un temps tout du moins, comme en ce qui concernait à l'époque Pitch Black. Vin Diesel se doit donc de reconquérir à ce moment les cimes du box-office et cela sans l'aide des rôles qui l'ont fait connaître, imposant un tournant à sa carrière. Il va ainsi chercher à s'attirer les grâces d'un plus large public en faisant comme les Schwarzenegger et autres Stallone en leur temps : en participant à une comédie purement familiale. Produit par le studio Disney, Baby-sittor sort sur les écrans en 2005 et remplit pleinement son rôle, s'assurant un confortable succès dans les salles américaines en dépassant les 100 millions de dollars de recettes.




baby sittor

Parfaitement conscient qu'un tel film pourrait cependant vite le coincer dans une catégorie peu enviable et reluisante, Vin Diesel va de nouveau tenter le grand écart avec son rôle suivant. Une histoire vraie, celle du mafieux Jackie DiNorscio et de son procès, fameux à plus d'un titre. Un premier rôle dramatique pour l'acteur depuis sa consécration publique, pour lequel il va jusqu'à se transformer physiquement -dans la grande tradition des "rôles à Oscars"- en arborant pour la première fois des cheveux et en prenant vingt kilos. Et s'il ne sera pas même nommé pour la course à la précieuse statuette, cela n'empêche pas sa prestation d'être remarquée et quasi-unanimement saluée, la presse reconnaissant au action hero une facette de ses talents d'acteur qu'elle ne lui connaissait pas. Sauf que, encore une fois, les mauvais résultats au box-office de Jugez-moi coupable vont condamner Vin Diesel à changer son fusil d'épaule pour retrouver de sa gloire passée.




jugez moi coupable

Il semble alors tristement évident qu'après avoir cherché à se diversifier, le comédien n'a plus d'autre choix que de capitaliser sur ses précédents succès pour retrouver une certaine légitimité dans le microcosme hollywoodien. Ainsi, même s'il revient en 2008 sur les écrans dans un rôle musclé, celui du mercenaire Toorop dans le Babylon A.D. de Mathieu Kassovitz, la sauce ne prend pas vraiment et le public ne suit pas cette initiative pourtant prometteuse. C'est donc sans grande surprise que nous apprenons par la suite que Vin Diesel va revenir à la série des Fast and Furious, d'autant plus après son caméo dans le troisième épisode qui annonçait déjà ce retour aux origines de sa gloire. Et certains de prophétiser alors sa disgrâce définitive, oubliant que ce Fast and Furious 4 pourrait très bien réitérer l'exploit de l'original et re-propulser ainsi le comédien au firmament des stars. Une question qui trouvera une réponse au printemps prochain (plus exactement à partir du 8 avril pour la France) et de laquelle dépendra pour beaucoup l'avenir de la carrière de ce héros qui n'a pas vraiment choisi de l'être, et qui ne l'est pas comme il aurait aimé l'être. Car s'il a toujours en tête de concrétiser un jour son long-métrage sur la figure historique de Hannibal, projet qu'il réalisera et dans lequel il tiendra le premier rôle, ou bien de donner un nouveau chapitre aux aventures de Riddick, on parle actuellement plus de lui en tant que possible réalisateur du cinquième Fast and Furious ou encore de son retour pour un hypothétique xXx 3. En espérant que le véritable action hero qu'il est, celui qu'il veut être, finira un jour par réussir à s'imposer...




chroniques de riddick




Film par Réalisateur




Film par Acteurs