CINE : I KNOW WHO KILLED ME
Tout sur I KNOW WHO KILLED ME - La Critique - Photos - Le 2008-04-04 06:09:00I KNOW WHO KILLED ME
Un film de Chris Siverston Hammond
Avec Lindsay Lohan, Neal McDonough, Julia Ormond, Garcielle Beauvais, Brian Geraghty
Durée : 1h45
Date de sortie : non communiquée
Jeune lycéenne, Aubrey Fleming disparaît un soir de match de foot, enlevée par un psychopathe qui terrorise la ville. Alors que la police et le FBI s'attendent à ne plus la revoir en vie, celle-ci est retrouvée en contrebas d'une route, vivante, mais avec un bras et une jambe en moins. Ses parents éplorés venant la rejoindre à l'hôpital ne sont pourtant pas au bout de leur peine : si elle sort rapidement du coma, Aubrey a toutefois l'air d'être devenue schyzophrène : elle prétend s'appeler Dakota Moss, être une strip-teaseuse orpheline et savoir que la vraie Aubrey est encore détenue par le maniaque...
Pas question ici de prétendre que I know who killed me en remontre aux grands classiques du thriller pervers, à la Silence des agneaux ou Seven. Bien qu'il ne manque pas d'ambitions, le long-métrage de Chris Siverston (collaborateur de longue date de Lucky McKee, réalisateur de May et The Woods) est tout de même loin d'être un chef d'oeuvre, la faute à un script trop démonstratif et oscillant sans cesse entre poésie psychanalytique et ridicule achevé. A vrai dire, on ne sait trop sur quel pied danser (sans mauvais jeu de mots) durant la projection, tant le film brasse des thèmes intéressants en même temps qu'il appelle à la moquerie.
Car, même en étant très disposé, il est difficile de croire sérieusement à cette sombre histoire de gémellité / schizophrénie, dont le suspense ne se situe pas tant dans l'identité du tueur psychopathe (qui reste cantonné à un rôle de croque-mitaine fétichiste tout juste déprimant), que dans l'histoire personnelle de notre héroïne amputée. Des coïncidences imbuvables, des secrets révélés sans autre forme d'explication plausible, un manque de rythme criant, des amputations grand-guignolesques, le scénario écrit par Jeffrey Hammond n'est pas un modèle d'efficacité, loin s'en faut. Le spectateur n'aura pas plus d'originalité à se mettre sous la dent dans cette enquête policière, que dans n'importe quel téléfilm américain lambda.






























