
Un master impeccable, des couleurs resplendissantes et lumineuses pour transfert numérique en 16/9ème tout à fait réussit. Seules petites ombres au tableau : un léger fourmillement dans les images claires (ciel, poussière) et tout petit manque de luminosité dans les noirs. |
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Des monos d’origine (Français, Anglais, Espagnol et Italien) dont se détache largement l’Anglais, le plus équilibré, le plus précis, le plus clair et le plus agréable à l’écoute d’entre tous.
NB : un petit saut de son apparaît sur le mono Anglais à 5’35’’. |
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Un sommaire fixe mais musical. Les autres menus sont fixes et muets. On trouvera comme suppléments les filmographies sélectives de Sam Peckinpah, Ali MacGraw, Kris Kristofferson et Ernest Borgnine (à parcourir soi-même et non en menu déroulant) et des photos du tournage (dont une de l’affiche). |
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Après le tour de force que représente Croix de Fer (cf. critique de Denis Brusseaux), le grand Sam Peckinpah réalisait ce ‘’modeste’’ Convoy sur un scénario tiré d’une chanson de C.W. McCall (il ne faut ainsi pas s’étonner de la linéarité de l’histoire). Je dis modeste parce qu’à côté du reste de son œuvre, ce dernier fait un peu pâle figure. Même l’utilisation des ralentis et du montage est ici moins efficace et virtuose que d’habitude. La scène la plus réussie : un ballet bien orchestré où se croisent voitures de police et camions (et camions entre eux) dans un épais brouillard de nuage par l’intermédiaire de fondus enchaînés.
Pourtant, cette histoire de camionneurs hors la loi, dignes descendants des cow-boys épris de liberté et d’affranchissement, qui font en quelque sorte leur Mai 68 et deviennent le symbole de révolte de toute l’Amérique profonde ne laisse pas de charmer et s’intègre parfaitement dans la filmographie de son auteur avec qui elle reste en totale cohérence. On pense ainsi à La Horde Sauvage avec qui Le Convoi entretient plus d’une relation, même si le déroulement en est beaucoup plus inoffensif (aucun mort et quasiment aucun blessé) et la conclusion beaucoup plus optimiste et gentille.
Par Renaud Moran |
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