Une image assez homogène dans la médiocrité noyée dans le grain. Le master, globalement de bonne qualité laisse cependant échapper quelques imperfections. Les plans où l'océan apparaît sont les plus difficiles à supporter.
Une bande son mono de qualité comparable en VF ou en VO, mais le doublage n'étant que moyen, préférez la VO à la VF. Cette dernière n'offre pas le parfait reflet de la talentueuse interprétation des comédiens qu'elle double. Enfin curieusement au chapitre 18 (1h35) la VF passe en VO. Elle réapparaît 3 minutes plus tard (1h38). Des voix claires sans saturations, des chansons et des musiques envoûtantes donnent la bonne touche finale à cet ensemble plutôt réussi.
De jolies images du film en fond d'écran font oublier ce menu fixe et muet. 4 bandes annonces sont proposées, toutes sont en VO, et d'une qualité d'image assez médiocre : Elle et lui, Qu'elle était verte ma vallée, Le mur invisible et Eve. Une galerie de photos au maigre contenu est proposé : 4 photos seulement dont 3 en noir et blanc.
Un Don Juan débonnaire et une ravissante chanteuse de cabaret, entretenue par un richissime Texan, se rencontrent à bord d'un paquebot de grand luxe. Le temps de la croisière, ils apprennent à se connaître et tombent follement amoureux l'un de l'autre. De retour à New-York ils se séparent six mois, le temps pour Nickie Ferrante d'apprendre à travailler et pour Terry McKay de s'y remettre. Le jour de leur retrouvaille au sommet de l'Empire State Building, Terry n'est pas au rendez-vous, Nickie est rongé par le désespoir...
Un chef-d'oeuvre d'histoire d'amour cinématographique. Avec « Elle et Lui » revivez l'une des plus belles romances jamais portées à l'écran. Une pure merveille, où tout est mené à la perfection. Décors, costumes, photo, entourent avec génie la rencontre et le coup de foudre du couple formé par Cary Grant et Déborah Kerr. Leur interprétation sublime et magistrale, vous font rire et pleurer, suivre les élans de leur coeur, leur joie et leur peine. Un hymne à la vie et à l'amour. La magnifique villa de la grand mère de Nickie est comme un coin au paradis au milieu du monde qui s'agite, et leur amour a la beauté encore plus éclatante de cette villa, et ensemble ils sont le paradis. Tout le film nous emmène dans une endroit où tout est perfection, calme, et volupté...
Déborah Kerr (The King and I, 1965) crève l'écran dans son rôle de Terry. Ils atteignent l'excellence dans la scène finale d'anthologie du romantisme, où s'engage alors un subtil dialogue : l'un prend la place de l'autre et essaie de comprendre le comportement et les émotions de l'autre, chacun doutant des sentiments de l'autre; mais où ses doutes ne peuvent résister au désir qu'ils ont de se réunir pour toujours.
A voir et revoir absolument !
Par Sabine Callies