Wild Side Vidéo
1933
Comédie Dramatique
Format 1.33 - 4/3 uniquement - Double couche
Langages : Anglais Mono
Sous-titres : Français
Critique Image
L'éditeur a beau nous prévenir grâce à un carton précédant chaque arrivée au menu principal des efforts de restaurations qui ont été effectués, le résultat laisse perplexe. La qualité relative de la définition (un piqué plutôt convaincant) et une gestion des contrastes des plus correctes ne peuvent malheureusement pas faire oublier que les trois films sont vieux (entre 62 et 70 ans d'âge) et que l'usure du temps est telle que seule une "véritable" restauration extrêmement coûteuse (du genre de celle opérée récemment pour le Metropolis de Fritz Lang) aurait pu nous donner des images réellement enthousiasmantes.
Chaque film possède donc des défauts manifestes et variés. Lady for a Day présente une copie extrêmement abîmée dans les dix dernières minutes. L'homme de la rue souffre d'images qui sautent principalement dans sa première partie. Quant à Broadway Bill, le master est dans un tel état (une granulation extrême, une imprécision constante) qu'on est forcé de le regarder avant tout avec un oeil d'historien cinéphile, le film étant très rare et méconnu.
Critique Son
Les trois films ne sont présentés qu'en version originale. Si d'ordinaire, cela ne nous gêne absolument pas en tant que partisan de l'écoute d'un film dans son mix d'origine, l'indigence des sous-titres pose un véritable problème. Les trois DVD souffrent effectivement d'un manque évident de traduction, une simple phrase sous-titrée venant souvent résumer quelques lignes de dialogues. Plus grave encore, à force d'approximations ou de libertés de traduction, on en arrive sur L'homme de la rue à des contre-sens fâcheux pour qui ne comprend rien à l'anglais. C'est ainsi qu'à un moment fort du film, le politique véreux qualifie John Doe (Gary Cooper) de personne "terrific". La traduction est alors lourde de (contre)-sens : "terrific" devenant terrifiant en français.
C'est d'autant plus dommageable que les pistes monophoniques possèdent un rendu plus performant que la section image. Bien sûr, si on n'échappe pas à une bande son un peu criarde, un souffle quelque peu présent et un (léger) manque de précision, eu égard (encore une fois) à l'âge des films, le résultat est tout à fait satisfaisant.