Un transfert tout simplement sublime. On ne note pas le moindre artéfact de compression. L'image se montre d'une fluidité exemplaire et ce sur tous les plans. Les couleurs sont vivifiantes, les teintes naturelles et la parfaite gestion des contrastes nous offre une très belle profondeur de champ. L'image bénéficie d'un beau piqué et l'ensemble met remarquablement en valeur le très beau travail du chef opérateur Wally Pfister, déjà responsable de la photo sur Memento et Braquage à l'italienne.
Les pistes Dolby Digital 5.1, qu'elles soient anglaise ou française, accusent une belle clarté et une répartition exemplaire sur les canaux avants. En revanche, seule la musique parvient à exploiter les voies arrières. L'ensemble reste harmonieux et d'une dynamique tout ce qu'il y a de plus acceptable.
Bien qu'il s'agisse ici d'un petit film, l'éditeur nous gratifie d'un commentaire audio de la réalisatrice (vost) qui passe malheureusement trop de temps à nous décrire ce qui se passe à l'écran, mais sait glisser une petite anecdote au bon moment.
On trouve ensuite un documentaire (21mn32 - vost) qui n'est en fait qu'une redite du commentaire, en plus condensé mais au final, plus intéressant.
Pour clore cette édition, l'éditeur nous offre deux spots télé, les filmographies des principaux protagonistes et trois bandes annonces.
Un étudiant en médecine à la vie très rangée déménage à Los Angeles avec sa fiancée Alex pour habiter chez sa mère, vivant sa liberté au rythme du rock'n'roll ! Productrice de disques, passant son temps à boire et à fumer, elle couche avec le chanteur du groupe qu'elle veut lancer. Bientôt, Alex se laisse influencer par ce style de vie déjanté...
Avec Laurel Canyon, qui sort ici directement en vidéo, Lisa Cholodenko signe une très sympathique comédie dramatique, drôle et dérangeante, littéralement portée par la frêle mais talentueuse Frances McDormand (Fargo), elle-même soutenue par la toujours aussi ravissante Kate Beckinsale (Underworld). Les deux femmes nous entraînent, par une suite de situations parfois tendancieuses, dans un univers post-woodstock où les mots sexe, drogue et rock'n roll sont monnaie courante (on est pas loin de la vie de Joni Mitchell).
Récompensé lors de plusieurs festivals de films indépendants (présentation à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes), Laurel Canyon mérite amplement le détour ne serait ce que pour admirer la belle prestation de la muse des frères Coen.
Par Pascal Faber