Le transfert 16/9 rend un bel hommage au très beau travail de lumières de Gaëlle de Malglaive. Ces dernières bénéficient d'une excellente saturation et procure à l'ensemble un très bel éclat. On ne note que de très rares défauts de compression et l'image se montre parfaitement définie. De l'excellent travail.
La prise de son en direct est un rien perturbante selon les séquences, créant une sorte d'écho sur les canaux Surround mais les dialogues demeurent néanmoins parfaitement clairs. A choisir, on aurait préféré une simple stéréo.
Analyse de la mise en scène (21mn46) : Nicols Briançon s'explique sur sa mise en scène, revient sur l'historique de la pièce et les volontés de Jean Anouilh, quant à Barbara Schultz et Robert Hossein, ils parlent brièvement de leur personnage mais avec énormément de passion et de sérieux.
En coulisses : On trouve ici des interviews de Nicolas Briançon (metteur en scène), Robert Hossein et Barbara Schultz. Un rien redondant avec la précédente analyse où les interprètes s'exprimaient déjà sur leur personnage mais un agréable complément.
Antigone, condamnée à mort pour avoir enterré son frère Polynice, en dépit de l'interdiction de leur oncle Créon, un tyran, défend les lois non écrites du devoir moral.
Nicolas Briançon offre enfin à la superbe Barbara Schultz un rôle à la mesure de son talent. La jeune comédienne irradie le plateau et nous propose un Antigone à la fois sensible et revendicative, toujours sur le fil du rasoir et d'une superbe générosité. Quant à Robert Hossein, c'est autre chose. L'homme se repose sur son métier et ne prend jamais de risque. Certes il est parfaitement crédible dans son personnage de tyran, mais le comédien semble ne mouiller que très peu sa chemise.
La mise en scène de Briançon est intelligente, alliant la violence et la poésie dans une grande sobriété pour mieux laisser parler le texte de Anouilh.
Par Benjamin Bach