Comme c'est malheureusement trop fréquemment le cas avec les éditions Opening, la compression ne se montre pas sous son meilleur jour. Ici, on note de nombreux fourmillements, des séquences au grain abusif et des blancs un peu trop brûlés. Mais le pire demeure le recadrage au format 1.33 alors que la série a été tournée en 1.78. Autant de défauts qui nuisent à la qualité générale des transferts qui nous sont ici proposés.
En revanche, la définition nous offre un excellent niveau de détail et les teintes se montrent globalement naturelles.
Les deux pistes stéréo (anglais et français) font très correctement leur travail, nous proposant une belle ouverture sur les deux canaux frontaux. Les dialogues sont parfaitement clairs (nettement plus mis en avant sur la version française) et la dynamique d'ensemble se montre très agréable.
En terme d'interactivité, l'éditeur ne se foule pas trop. On ne trouvera qu'un seul et unique module intitulé Boomtown par Alain Carrazé (36mn57 – vf) : Le spécialiste des séries télé se penche sur Boomtown et nous livre une multitude de détails et de secrets. Il détaille chaque poste en nous en présentant les responsables par le biais de leur curriculum, nous parle des acteurs et des personnages et son engouement passionnera les fans de la série.
Boomtown est construit comme un puzzle : chaque épisode nous propose de suivre une enquête à travers le point de vue des différents héros de la série – inspecteurs, procureurs, infirmier ou journalistes.
A l'heure où de nouvelles séries sortent les unes derrière les autres semblant vouloir impérativement profiter d'un engouement des spectateurs américains pour ce format avant que celui-ci ne se ternisse, Boomtown fait son apparition inaugurant un nouveau mode narratif, du moins concernant le média télévisuel. Malheureusement, ce mode narratif n'est pas une nouveauté et il semblerait que les scénaristes, à la recherche d'un nouveau style pour une série au demeurant fort commune, soient tombés sur une rediffusion de Jackie Brown, et se soient dit : "Tiens... pourquoi pas !". Mais si la chose fonctionne à merveille pour Tarantino, ici, elle devient très vite rébarbative et l'on se lasse dès de troisième épisode de cette façon dont les choses sont racontées et l'on comprendra aisément pourquoi la série s'est arrêtée au cours de la seconde saison (uniquement six épisodes). Boomtown n'est certes pas inintéressante à proprement parler mais là où 24 heures Chrono nous rend l'attente du visionnage du prochain épisode tout simplement insupportable, Boomtown devient lassant et l'on dépose vite les armes. Reste malgré tout une excellente distribution, la palme revenant à Donnie Wahlberg, ex New Kid on the Block.
Par Benjamin Bach