Universal fournit un très beau travail d'édition en matière de transfert. Bien sur, de nombreuses poussières et autres éraflures subsistent, essentiellement sur les images d'archives, mais la définition générale de ces transferts est tout simplement tranchante. La compression n'est pas en reste et nous fournie une belle fluidité d'ensemble. Quant aux couleurs, elles nous proposent un éclat des plus plaisant.
Présentés en mono d'origine (anglais et français), on est surpris de préférer les épisodes dans leur version française et son très bon doublage à la version originale. Cette dernière est bien plus aigue et fait preuve d'une dynamique bien moins agréable. Les ambiances y sont certes plus fines mais en terme de plaisir auditif et même d'humour, la version française l'emporte haut la main.
Dommage de ne trouver en guise de bonus que deux petites interviews. La première, sur le premier DVD donne la parole à Robert Conrad et Gregory Boyington, et la seconde au pilote, bien avant le tournage de la série.
Pendant la deuxième guerre mondiale, le commandant des Marines, Greg "Pappy" Boyington, était à la tête d'une escadrille de pilotes de chasse. Celle-ci était composée de marginaux et d'aventuriers qui devinrent les terreurs du Pacifique Sud. On les appelait....les Têtes Brulées.
Librement adapté d'un roman du célèbre pilote de chasse américain Gregory Boyington (il fut d'ailleurs conseiller technique sur la série), Les têtes brûlées est un habile mélange de film de guerre et de l'humour décalé de Mash. Mais plutôt que de tomber dans les clichés du film hollywoodiens, les scénaristes mettent en point d'orgue le divertissement en entourant leur vedette Robert Conrad d'une bande de joyeux drilles ayant un tendre penchant pour l'alcool, la bagarre et bien entendu les femmes. Cette série est si vite rentrée dans la tête des spectateurs que l'on est surpris en apprenant qu'elle ne survécu que deux saisons, soit 35 épisodes et un épisode pilote de près de deux heures.
Quoiqu'il en soit, et malgré donc son échec relatif en terme d'audience, quel est le trentenaire qui ne se rappelle pas aujourd'hui de cette série au sens de la dérision poussé à souhait, sans grand respect des règles militaires et aux images de combat aériens faisant aujourd'hui bien sourire (ah, les célèbres plans sur les ailes des mitrailleuses). Et malgré un aspect un rien redondant d'épisodes en épisodes, on redécouvre papy Boyington et son équipe avec un plaisir non dissimulé.
Par Benjamin Bach