
Le film n’est pas de ceux qui offriront du grand spectacle sur DVD : l’image est conforme au filmage, très neutre et sans réel éclat. La définition manque assez souvent de piqué, et la compression montre de nombreux signes de faiblesses. |
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Belle présence de la bande originale de Michel Portal bien que les enceintes surround soient très rarement mises à contribution. |
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Evoquant un “projet au budget très limité”, le réalisateur dans son commentaire audio salue son acteur principal (“Olivier Gourmet est un comédien puissant, généreux, tout ce qu’il fait est total, à fond”) et revient longuement sur les conditions du tournage, son souci quant au cadre montagnard du film et le “danger de filmer les paysages en faisant de la carte postale”. De son côté, Olivier Gourmet revient sur son travail dans une interview d’une sincérité confondante. Parlant de ses motivations, le comédien s’exprime longuement sur son désir de défendre un personnage révélant “toute la complexité de l’homme”. Les scènes coupées (“que le film ne supportait pas”, dixit le réalisateur) se contentent d’offrir des variantes de séquences connues ou de prolonger un personnage. Le making of s’avère intéressant lorsqu’il retrace le défi du tournage à 2 000 mètres d’altitude, par - 10°. Ceux qui tomberont sous le charme de cette Petite chartreuse auront donc largement matière à donner une suite à leur plaisir grâce à un travail éditorial tout à fait méritant. |
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Lui, un libraire bourru. Elle, une gamine qui a la malchance de se précipiter sous ses roues. Entre eux, la mère de l’enfant, qui se cherche et ne parvient pas à endosser parfaitement son rôle de maman, le coma de la fillette et l’hypermnésie du chauffeur, maladie qui lui permet de mémoriser tout ce qu’il lit. Et de raconter des histoires. Avec ces personnages et la montagne pour toile de fond, Jean-Pierre Denis (Les Blessures assassines) a construit une œuvre généreuse qui jamais ne pousse le spectateur à s’apitoyer sur quiconque. Pas même sur le sort de la gosse tombée dans le coma. C’est au contraire à une rêverie que nous convie le cinéaste, un conte qui plonge ses racines dans le terreau de la réalité pour tenter de gravir les cimes du rêve. Une réussite humble et pleine d’humanité.
Par AF |

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