Un pressage compatible 16/9 signé PFC de toute beauté. La colorimétrie est impeccable et bénéficie d'une parfaite saturation des couleurs. La définition est irréprochable, nous offrant ainsi une belle profondeur de champs. Le contraste est parfaitement géré et enfin la compression ne révèle aucun défaut. En bref, du très bon travail !
Que ce soit en anglais ou en français, le Dolby Digital 5.1 est d'une excellente facture même si par moment les dialogues français ont tendance à être un peu trop faibles. Les ambiances sont parfaitement restituées et avec une belle agressivité sur les canaux arrières. L'ensemble se voit offrir une très belle ampleur et un bon relief.
Un menu fixe et muet. Du coté des suppléments, PFC nous offre la bande annonce du film au format mais non compatible 16/9 et uniquement en anglais, puis un making of du film d'une durée de 14 minutes. Celui-ci, sensé être sous-titré français, se retrouve uniquement en anglais. On nous emmène sur le plateau du tournage, on nous explique certains effets spéciaux, le tout commenté par Edward Zwick, ses techniciens et ses acteurs. L'ensemble ne se révèle trop court et succinct pour être réellement pertinent. Mais ce making of est tout de même bien plus complet que les ''featurettes américaines'' habituelles...
New York en proie à une vague d'actions terroriste islamiste
Peut mieux faire !
Après la guerre de sécession (Glory) et la guerre du Golfe (Courage under fire), Edward Zwick s'attaque au terrorisme sur le territoire américain.
Les Etats Unis ont été profondément marqué par l'attentat d'Oklahoma City, où le building du FBI s'est vu entièrement détruit. Zwick ne prend ici cette catastrophe qu'en toile de fond, même s'il y fait allusion plusieurs fois, et pendant les deux tiers du film parvient à maintenir une pression constante face au danger pour la population de New York.
Les deux premières parties nous présentent le film au message politique clair, mais les choses commencent à dégénérer avec l'arrivée de Bruce Willis et de ses garnisons de blindés dans les rues de New York qui font virer le tout dans un vulgaire film d'action à tendance facho comme on en voit trop souvent. Ce qui est d'autant plus regrettable vu que c'est cette troisième partie dont le spectateur se souvient le plus.
Au final, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser et l'on a du mal à définir le thème principal qu'a voulu développer Zwick et le message qu'il a voulu faire passer. Et au vu du casting et du talent du réalisateur on était en droit d'attendre mieux.
Par Pascal Faber