Sans se montrer irréprochable, on note en effet quelques poussières sur le négatif et autres petits défauts de pellicule, le transfert proposé par Paramount demeure très plaisant. On note également un léger grain ambiant et une définition un rien trop lisse, mais l'éclat qui se dégage des couleurs procure au spectacle tout un pouvoir de séduction.
Si la version originale mono bénéficie d'une belle dynamique ambiante et d'ambiances relativement précises, la version française se montre bien plus étouffée et privilégie les dialogues au détriment des ambiances qui accusent une certaine tendance à disparaître. Les puristes adopteront donc la version originale pour le plaisir d'une bien meilleure redécouverte de ce classique.
Aucun bonus.
Un gang de hors la loi sans pitié... Deux héros plus vrais que nature... Voici l'éternelle histoire du bien contre le mal, une longue et formidable aventure, au-delà de la conquête de l'Ouest. Le gang meurtrier Clanton perturbe Tombstone. Lorsque le shérif Wyatt Earp et Doc Holliday arrivent en ville, ils se retrouvent prêt à combattre un des plus grands ennemis et son gang sans merci. Très vite la confrontation va exploser se transformant en lutte pour la survit et la justice.
John Sturges, l'un des maîtres incontestés du Western nous livre avec Règlement de comptes à OK Corral l'un des fleurons du genre. Mille fois adaptées pour le grand et le petit écran, les aventures de Wyatt Earp et Doc Holliday n'ont jamais réussi à trouver leur égal. Sturges transcende ses personnages et son sujet, met en scène ses évènements connus de tous, cet instant de légende, avec une dextérité inoubliable. Il s'attache à ses personnages, cherchant à leur donner une réelle profondeur, explore leurs démons, leur mal de vivre avant de les immerger dans l'imparable.
On pourra certes y trouver quelques longueurs mais c'est une volonté du réalisateur et en cela une remarquable réussite. Lancaster et Douglas transcendent eux aussi le « costume » et leur tandem entrera à ce jour dans la légende et les duos inoubliables.
Par Benjamin Bach