Metropolitan est presque agaçant à force de perfection, et signe une fois encore l'un de ces objets massifs qui permet de distancer la concurrence avec un titre bruyant, sachant conserver une certaine fluidité pour une immersion quasi perpétuelle. Film de Christophe Gans oblige, ce sont les séquences mouvementées, voire explosives, qui y gagnent et assurent un spectacle esthétique d'une grande précision. Dès le départ, lorsque Rose passe sous un pont, le bruit provoqué par les voitures au-dessus d'elle est d'une dynamique et d'une richesse qui risque de fâcher les voisins. L'attaque de Red Pyramide s'impose comme l'un des moments d'anthologie de cette piste audio, son épée traversant les murs et volant à l'aveuglette étant suivi de bruitages monstrueux de dynamisme et de précision dans les cinq enceintes. La musique profite également des possibilités du 5.1, s'alliant dans certaines scènes (celle de fin par exemple) aux bruitages et aux cris pour créer un monument de démonstration sonore, dynamique et limpide.

Mais c'est une fois de plus les pistes
DTS (mi-débit), plus imposantes encore en VO comme en VF, qui enfoncent le clou et appuient ces petites nuances immersives que sont les nombreux effets se baladant d'un canal à l'autre (pluie, sons métalliques) selon les déplacements de caméra. Plus lourd et plus puissant, le caisson de basse gagne ici une place privilégiée pour rendre plus pesante encore une atmosphère vraiment efficace.