Un transfert à l'image de celui de la première saison. Les masters 16/9 se voient exempts de tout parasitage hormis d'un léger grain ambiant mais rarement dérangeant. La palette chromatique nous propose des teintes naturelles sachant briller de tout leur feu lors des scènes de boites de nuit. En revanche, de nombreuses scènes en basse lumière se voient entravées par un grain un peu trop présent. Les contrastes bénéficient d'une belle profondeur, la compression parvient à se faire oublier et au final, cette édition répond sans le moindre mal aux attentes des fans.
Les pistes Dolby Digital 2.0 anglaise et française mettent avant tout en valeur les dialogues mais la dynamique qui se dégage permet de renouer avec cet univers hot de belle façon. La version française se montre légèrement moins harmonieuse en terme d'ouverture mais le doublage est tout aussi convaincant. Quoiqu'il en soit, les scènes d'ambiances (foules, boites de nuit...) préservent une belle générosité.
La partie dédiée aux bonus est bien mince. Les trois modules qui nous sont proposés ne font que donner la parole aux comédiennes de la série, celles-ci répondant à quelques questions sans grand intérêt. Dommage !
Si la première saison parvenait sans le moindre mal à se hisser à la hauteur de son homologue masculine, Queer as Folk, cette nouvelle saison de The L World se montre bien moins trash et dérive dangereusement vers le Soap à l'américaine, et ce malgré quelques séquences à ne pas mettre entre toutes les mains. Si la première saison posait un véritable regard sur la communauté lesbienne de part son traitement sans concession, les choses prennent aujourd'hui un autre tournant. Les scénaristes tentent de donner une véritable histoire à leurs personnages (et ils y arrivent) mais les épisodes guimauves et les relations sans fin ne parviennent cependant pas à convaincre totalement. Les choses s'enlisent malgré la valse incessante des « minous » et même si l'on demeure toujours attaché aux personnages, le dérapage vers le consensuel n'est pas bien loin et il faudra incontestablement que les scénaristes reprennent les choses en main s'ils ne veulent pas définitivement tomber dans le déjà vu.
Par Riff Person