Malgré quelques petits artéfacts de compression au demeurant jamais vraiment dérangeants, le transfert de cette édition parvient à faire preuve d'une bonne facture : image précise et relativement bien piquée, colorimétrie chatoyante, contrastes bien poussés... L'ensemble se montre très naturel et l'on profite du visionnage dans des conditions fort plaisantes.
Si la piste Dolby Digital 5.1 française se concentre essentiellement sur les dialogues et les ambiances musicales, son homologue anglaise se montre bien plus pertinente et plus harmonieuse dans son ouverture frontale. La VF tend à légèrement étouffer les différentes ambiances frontales lors des scènes dialoguées mais préserve un relief plaisant sur les voies surrounds. Quoiqu'il en soit, la VO demeure plus dynamique, ce qui représente tout de même un atout pour un film à tendance musicale.
Si la curiosité vous entraîne vers la rubrique bonus, vous n'y trouverez qu'une mièvre featurette (13mn22 – vost) ne dépassant jamais le stade du promotionnel. Tout aussi passionnant que le film, ce module ne fait ici qu'office de remplissage.
Cette suite se déroule à New York où Sarah est sur la bonne voie pour réaliser son rêve en intégrant la célèbre école de Julliard. Son engagement est mis à l'épreuve lorsqu'elle se retrouve partagée entre son talent pour la danse classique et son indéniable passion pour le hip-hop de la scène urbaine. Suivra-t'elle les conseils du brillant et sexy musicien Miles Sultana ou ceux de son sévère professeur Monique Delacroix ?
Si le premier opus savait se montrer sympathique, essentiellement en raison de la présence au générique de la jeune et dynamique Julia Stiles, cette suite (qui reprend les mêmes personnages mais un cast différent) se montre bien en dessous de son modèle. Non seulement le pitch ne parvient pas à emballer les foules (loin de là) mais sa distribution manque singulièrement de charisme. On suit les pérégrinations de cette jeune ballerine avec autant d'intérêt qu'une vache peut en avoir à regarder passer un TGV, à la seule différence ici que le train marche au ralenti et nous ennuie, lui, à une Très Grande Vitesse. Même la présence de Jacqueline Bisset ne parvient pas à rehausser le niveau. Quant la réalisation, celle-ci se révèle pour le moins académique, les chorégraphies bâclées... Globalement, il ne s'agit ni plus ni moins qu'une énième suite à but lucratif et qui terminera sans aucun doute sa course là où il aurait dû rester : aux oubliettes !
Par Pascal Faber