Du point de vue du pressage, PFC ne s'en sort pas trop mal en utilisant un master relativement propre, même si l'on note quelques poussières. En revanche la compression n'est pas toujours parfaite bien que très convenable et l'étalonnage fait preuve de quelques faiblesses sur certaines scènes. Mais dans l'ensemble, le travail effectué est très correct.
Commençons par une erreur de jaquette. La piste anglaise n'est pas en Dolby Digital 5.1 mais en anglais Dolby Surround. Dommage ! Celle-ci n'en demeure pas moins de bonne facture, restituant très correctement les ambiances et aux dialogues parfaitement clairs. La piste française fait également preuve d'une dynamique très convenable mais les voix sont bien plus (trop ?) marquées sur les enceintes avants. Pour les reste c'est du pareil au même.
PFC bâcle son travail (menu fixe et muet) et multiplie les erreurs. Tout d'abord, le film est bel et bien en 16/9 et non juste en Widescreen comme indiqué sur la jaquette (c'est déjà une bonne chose, mais malheureusement la seule), la version anglaise est en Dolby Surround et non en Dolby Digital 5.1, un livret de 8 pages est annoncé, nous le cherchons toujours, le master utilisé est américain et les cartons du générique restent en anglais, on ne trouve aucun sous-titres français et enfin les suppléments, à savoir le making of et la bande annonce ne sont disponibles qu'en anglais (on aurait souhaité au moins des sous-titres.).
Pour en revenir au making of (plein cadre et d'une durée de 41 minutes), il n'est pas transcendant mais l'effort peut néanmoins être salué car il est toujours agréable de voir comment les choses se faisaient à l'époque.
1836. Le Texas appartient alors encore au Mexique mais veut proclamer son indépendance. Mené par Davy Crockett (John Wayne), la mission d'Alamo va être défendu corps et âmes par une poignée de courageux face à une armée mexicaine armée jusqu'aux dents.
Un classique
John Wayne n'a jamais été un immense réalisateur mais il a été dirigé par les plus grands et a su capter l'essentiel de ses ‘'professeurs'' afin de nous retranscrire avec beaucoup de justesse l'une des épopées les plus sanglantes du Texas. On y retrouve tous les cotés kitsch du western des années 60 où toutes les coupes de cheveux sont impeccables et les vêtements toujours propres et bien repassés, mais c'est quelque part ce qui donne du charme aux films de cette époque.
Alamo s'est depuis inscrit dans la lignée des grands classiques du western et pour une première réalisation, s'est plutôt réussi.
John Wayne s'octroie également le premier rôle et se taille la part du lion dans un personnage fait sur mesure. Il serait malhonnête d'oublier Richard Widmark et Richard Boone mais l'essentiel du film repose sur John Wayne et sa stature de grand échalas.
Un film à voir !
Par Pascal Faber