box office

1

GRAN TORINO
entrées : 865 928 (1 semaine)




2

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 666 609 (4 semaines)




3

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 463 800 (4 semaines)




4

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 139 824 (2 semaines)




5

CYPRIEN
entrées : 360 301 (1 semaine)




6

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 473 300 (7 semaines)




7

BANLIEUE 13 ULTIMATUM
entrées : 823 677 (2 semaines)




8

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 2 247 105 (4 semaines)




9

UNDERWORLD 3 : LE SOULEV
entrées : 218 290 (1 semaine)




10

BELLAMY
entrées : 178 864 (1 semaine)

pedro almodovar (24 Septembre 1949 - )

Après avoir tout dit sur sa mère, écrit de nombreux scenarii et des courts-métrages en Super 8 à la fin des années 70, il emprunte le labyrinthe des passions

théâtrales au sein de la troupe indépendante "Los Goliardos" et fonde un groupe punk rock "Almodovar y McNamara". Fin du régime Franquiste : il commence le tournage de longs métrages loufoques, s'entiche de Carmen Maura qui risque gros (l'actrice doit faire face à la rumeur selon laquelle Almodovar ne tourne que des films pornos dans des caves), révèle au monde entier des interprètes tels que Victoria Abril, Antonio Banderas puis transcende dans un second temps Penelope Cruz, la découverte de Bigas Lunas (Jambon, jambon) qui aujourd'hui mène la carrière Hollywoodienne que l'on sait. Quand il se tourne les pouces, Pédro produit des talents (Guillermo del Toro, Isabel Coixet...) qui le lui rendent bien.

VOLVER (CLASSE / PAS CLASSE A CANNES)
Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière, où les immigrés des différentes provinces espagnoles partagent leurs rêves, leur vie et leur fortune avec une multitude d'ethnies étrangères. Carmen Maura et Penelope Cruz retrouvent le réalisateur ibérique dans un film fulgurant qui, contrairement au précédent et très masculin La mauvaise éducation, s'avère cette fois uniquement consacré aux femmes. Ceux qui ont adoré Tout sur ma mère ne devraient pas y être insensibles. Le résultat sera visible le 19 mai dans les salles et parallèlement à Cannes.



LA MAUVAISE EDUCATION UN PEU CLASSE
Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années soixante. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes. Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 70 et en 1980. Cette deuxième rencontre marquera la vie et la mort de l'un d'entre eux. Sans doute le film le plus personnel d'Almodovar parce que lourd de secrets et faisant appel aux souvenirs du réalisateur. Dans son édifice filmique, il brouille sciemment les pistes fictives et réelles, et entraîne sans peine dans son écheveau romantique qui évoque dans ses meilleurs moments la folie de Brian de Palma. L'excellence des acteurs (qui incarnent plusieurs personnages à la fois), la consécration Gael Garcia Bernal (alors révélé par les formidables Y tu mama tambien et Amours chiennes), l'architecture sophistiquée de la narration et surtout les idées formelles font de cet élixir une réussite, relative toutefois puisqu'elle pose les limites du cinéma d'Almodovar. Le cinéaste espagnol ne résiste pas à l'envie d'en faire trop, comme insatisfait du résultat initial. Ce qui provoque une fâcheuse baisse de régime dans un dernier tiers vain et étiré. Heureusement, l'intensité, elle, demeure intacte d'un bout à l'autre.

PARLE AVEC ELLE TRES CLASSE
Benigno, un jeune infirmier, et Marco, un écrivain d'une quarantaine d'années, se rendent, chacun de son côté, à un spectacle de Pina Bausch, Café Müller. Ils sont assis l'un à côté de l'autre. La pièce est si émouvante que Marco éclate en sanglots. Apercevant les larmes de son voisin, Benigno aimerait lui faire part de son émotion, mais il n'ose pas. Quelques mois plus tard, les deux hommes se retrouvent dans d'autres circonstances, à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia, la petite amie de Marco, torero professionnel, est plongée dans un profond coma suite à un accident survenu lors d'une corrida. Benigno, quant à lui, est au chevet d'Alicia, une jeune danseuse également dans le coma. Lorsque Marco passe à côté de la chambre d'Alicia, Benigno, sans hésiter, s'approche de lui... Histoire d'amitiés et d'amours folles dans l'un des plus beaux films d'Almodovar qui contient ce mélange bouleversant de mélodrame stylisé et de beauté fiévreuse. Certains passages comme le court métrage en noir et blanc (L'amant qui rétrécissait) sont anthologiques.

parle avec elle


TOUT SUR MA MERE TRES CLASSE
Manuela, infirmière, vit seule avec son fils Esteban, passionné de littérature. Pour l'anniversaire de Manuela, Esteban l'invite au théâtre où ils vont voir "Un tramway nomme désir". A la sortie, Manuela raconte à son fils qu'elle a interprété cette pièce face à son père dans le rôle de Kowalsky. C'est la première fois qu'Esteban, bouleversé, entend parler de son père. C'est alors que le drame se produit : il est renversé par une voiture. Folle de douleur, Manuela part a la recherche de l'homme qu'elle a aimé, le père de son fils. En apparence, Pédro donne l'impression de s'être assagi. En réalité, il n'a jamais été aussi subtil et profond qu'avec ce mélodrame poignant qui parle d'abnégation, d'amour maternelle, de quête paternelle... En bref, de la féminité des hommes qui pour le coup seront sans doute plus sensibles que les femmes auxquelles le film est pourtant dédié. Les personnages sont décrits avec une acuité exceptionnelle et supérieurement interprétés. Grande, belle et sacrée émotion.

EN CHAIR ET EN OS TRES CLASSE
On continue dans l'évocation des meilleurs Almodovar avec En chair et en os, sans conteste l'une de ses oeuvres les plus denses. Victor Plaza vit une nuit d'amour avec Elena, qu'il vient de rencontrer. Mais, lorsqu'il se présente chez elle quelques jours après leur brève rencontre, ce n'est pas lui qu'Elena attend mais son dealer. L'intrusion de deux policiers au sang chaud dans leur histoire complique la situation, au point de bouleverser la vie de chacun. Beaux et belles actrices dans ce film qui possède la grâce des meilleurs Almodovar, avec ce mélange de rudesse et de tendresse, de sensibilité et de provocation. Le trait est souvent caustique, les scènes de sexe superbes et décomplexées, et les personnages, fondamentalement tragiques. Un nouvel écheveau mirifique signé Pédro qui possède par ailleurs une conclusion habile rendant compte de l'évolution du pays et renforçant incidemment la tristesse contenue et tacite.



LA FLEUR DE MON SECRET PAS TRES CLASSE
Les déboires amoureux de Leo, reine du roman à l'eau de rose et qui de plus n'arrive pas à remplir le contrat passé avec son éditeur. Pedro Almodovar avait d'abord eu l'intention de baptiser son film "Comme une vache dans sa cloche", une expression que sa mère avait l'habitude de lui répéter. Malgré quelques scènes piquantes, ce bel hommage à l'Espagne s'éparpille inutilement et s'abîme hélas trop dans un cirque lacrymal assez malvenu et des longueurs éparses. Interprétation ad hoc, oui, comme toujours, mais bilan inégal.

KIKA PAS CLASSE MAIS UN PEU CLASSE QUAND MEME
Galerie de personnages contradictoires dont Kika, naïve ingénue sans la moindre once d'orthodoxie est le personnage central. Avec Almodovar, c'est tout ou rien. Là, c'est sur le fil du rasoir. Grosso modo, ça passe ou ça casse. C'est son dernier film véritablement provocateur, riche de ses outrances stylistiques (c'est à la fois kitsch, détonant, violent, glauque, drôle...) mais qui cède plus d'une fois à la dénonciation facile des travers de la télé-réalité. On a connu Almodovar plus inspiré mais une scène - surprenante - mérite d'être sauvée : un viol en direct d'une demoiselle hideuse (Rossy de Palma) par un bel idalgo qui quand il a fini son labeur, répand sa semence du haut d'un immeuble pour qu'elle atterisse pile poil sur la joue d'une Victoria Abril, visiblement séduite. On ne se refait pas.



TALONS AIGUILLES CLASSE
Apres des années d'absence, Becky Del Paramo, célèbre chanteuse pop des années soixante, rentre à Madrid. C'est pour trouver sa fille, Rebecca, mariée à un de ses anciens amants, Manuel. Becky comprend vite que le mariage de Rebecca est un naufrage surtout quand Manuel lui propose de reprendre leur ancienne relation. Une nuit, Manuel est assassiné... L'une des oeuvres d'Almodovar les plus multi-diffusées qui contient malgré tout son cortège de scènes trash et son lot de couleurs saturées. Dans le double rôle du juge et du travesti, Miguel Bosé est fascinant. Et la relation mère-fille (Marisa Peredes-Victoria Abril) est bouleversante. A noter une scène culte de confession poignante sous-titrée en langage sourd et muet et une chanson devenue mythique de Luz Casal. Difficile de résister à cette folie.



ATTACHE-MOI ASSEZ CLASSE
Ricki, jeune homme amoureux de l'indifférente Marina, l'enlève, puis la séquestre pour lui démontrer son amour et provoquer chez elle, ce dont il est sûr, un sentiment amoureux vis-à-vis de lui. Outrances stylistiques (l'image d'un plongeur qui découvre l'intimité féminine reste gravée dans les rétines), intrigue échevelée et excès iconoclastes. Un film qui se situe loin des mélos actuels de l’enfant terrible de la Movida et révèle une drôlerie et une corrosivité qui font encore aujourd’hui mouche. Au centre de ce trip hystérique, Victoria Abril et Antonio Banderas, deux acteurs qui rivalisent de charme et de sensualité. Bilan : un thriller érotique tout à la fois drôle, ambigu et haletant dans lequel un bel Ibère séquestre une actrice de films pornos. En somme, une plongée dans les ténèbres où la loi du désir croise le labyrinthe des passions. Du grand Almodovar : irrévérencieux, hilarant et provocateur.



MATADOR UN PEU CLASSE
La frustration et le désir de quelques personnages qui se cherchent de façon obsessionnelle dans une école de tauromachie et pour qui l'affrontement avec le taureau est un rituel de la mort. Dans cette farce somme toute mineure, Almodovar revisite les codes du film noir, s'amuse à dynamiter les archétypes comme les poncifs et bouleverse des conventions Hitchcockiennes. Malgré quelques outrances bienvenues, le film paraît aujourd'hui bien daté dans ses provocations. Heureusement, il se double d'un sous-texte intéressant sur l'Espagne d'aujourd'hui et d'hier qui lui assure une substance roborative.

FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS CLASSE
Ivan et Pépa, deux comédiens de doublage, prêtent leur voix aux grandes stars du cinéma et se jurent chaque matin dans la pénombre du studio un amour éternel. Mais Ivan abandonne subitement Pepa. Celle-ci va mener son enquête et découvrir la double vie de l'homme qu'elle aime. Pour mettre en scène ce film barré, Pedro Almodovar avoue s'être inspiré très librement du drame en un acte de Jean Cocteau : La Voix humaine, déjà adapté par Roberto Rossellini en 1947 dans Amore. On retrouve le goût des couleurs saturées, l'univers kitsch, les personnages féminins barrés et quelques gags sympas (la vieille sur la moto, la fausse pub de lessive qui lave même des vêtements tâchés de sang...). En consommatrice invétérée de gaspacho, Carmen Maura donne l'impression d'avoir bouffé du lion. On l'a rarement vue aussi épanouie.



LA LOI DU DESIR PAS CLASSE
Une réflexion sur le désir à travers les amours compliquées d'un metteur en scène et de sa soeur qui, il y a vingt ans, était un homme. Avant La mauvaise éducation, Pédro autopsiait déjà les tohu-bohu qui agitaient les coeurs masculins. Problème: il signait aussi une comédie tordue et plutôt soûlante qui tutoyait régulièrement ses pires excès. On notera surtout la première apparition de Rossy de Palma dans l'univers du réalisateur.

DANS LES TENEBRES TRES MAIS ALORS TRES CLASSE
Yolanda Bell, jeune chanteuse de boléro, se réfugie dans le couvent des Rédemptrices, humiliée après la mort de son ami Jorge par overdose d'héroïne. Elle est accueillie avec joie et la mère supérieure lui avoue son admiration pour son art. Peu a peu s'établissent entre la pécheresse et son sauveur les mêmes relations autodestructrices que Yolanda entretenait avec son ami. Les plus belles histoires d'amour sont celles qui vous détruisent physiquement et moralement. Almovodar a mis en scène cette fois-ci une oeuvre d'une beauté infinie, riche en audaces (drogue, saphisme), qui se déroule dans un couvent où les bonnes soeurs ne sont pas catholiques, donnent à bouffer au lion, se mettent à chanter des airs entêtants, font des shots et surtout pleurent quand l'amour n'est plus. Ce film permet de voir ce qu'Almodovar propose sous l'apparence provoc. Logiquement, il atteint un sommet de puissance émotionnelle dans une conclusion tragique et bouleversante.

QU'EST CE QUE J'AI FAIT POUR MERITER CA ? CLASSE
Gloria est une maîtresse de maison qui n'a pas une minute à elle. Pour équilibrer son maigre budget, elle fait des ménages et quand elle rentre, elle doit s'occuper de toute la famille: mari, enfants, belle-mère et même des voisins. Pour réussir cette survie, Gloria prend des amphéts. Aussi, quand la pharmacienne lui refuse sa dose, Gloria va exploser... Quand l'humour permet de faire passer la pilule de situations tragiques sur le papier. Le résultat détonne dans le contexte du film noir. Par ses effets de style, le réalisateur transcende et dynamite le quotidien de madrilènes faussement rangés dans les normes et autopsie le charivari drolatique avec un élan communicatif. Mais cela risque de faire un choc à ceux qui connaissent mal l'univers du cinéaste.



LE LABYRINTHE DES PASSIONS INEGALEMENT CLASSE
Une variation de l'amour et du désir sous toutes leurs formes. Le gros problème avec cet Almodovar, c'est qu'il ressemble par sa structure à une succession de saynètes plus ou moins inspirées. Plus encore que les personnages, les dialogues et les situations sont réjouissants. A noter une séquence marquante où Almodovar se met en scène, en travelo, en train de chanter sur scène.

PEPI, LUCI, BOM ET AUTRES FILLES DU QUARTIER INCLASSABLE
"Ce n'est ni un film réaliste, ni une analyse de moeurs, ni un portrait de la société. Encore qu'il cadre bien avec un certain type de gens désinvoltes que l'on rencontre à Madrid, tout à fait superficiels, qui semblent naviguer dans la fiction." Synopsis ? Pépi qui cultive de la marijuana dans des pots sur son balcon est découverte par un flic qui la fait chanter, la viole et la déflore. Pour se venger, Pépi décide de séduire Luci, la femme du policier, femme au foyer dévouée et soumise. Premier long métrage d'Almodovar dont l'inaboutissement total révèle néanmoins quelques sympathiques prémisses des délices à venir. Pour bien commencer Almodovar, qu'on se le dise : mieux vaut commencer par Dans les ténèbres, En chair et en os, ses trois meilleurs films.


Film par Réalisateur




Film par Acteurs