toutes les news DOSSIER : LE MOIS DE NOVEMBRE 2005 AU CINEMASommaireENQUETE CINEMA : WOLF CREEK


    Deuxième classement de cette nouvelle rubrique, le Flop 20 de Finnegans Wake ne n'est en fait qu'un flop 15, mais ces choix s'avèrent tellement argumentés qu'il semblait difficile de ne pas le publier. Vous aussi, rédigez votre Flop 20 et envoyez le à [email protected].



15. Benjamin Gates et la Lampe Magique des Mines du Roi Salomon
Un très long film "d'aventures" où il ne se passe rien. Un affreux documentaire scolaire sur l'histoire des Etats-Unis où l'on n'attend que l'intervention du Troy McClure des Simpsons. Un Nicolas Cage amorphe en Lara Croft sans les bonnets D. Un méchant stupide qui finit arrêté par la police sans même la moindre confrontation directe avec le héros. Les deux grandes scènes d'action se résumant à une poursuite sur les trottoirs de Philadelphie (oh groovy !) et une chute d'escalier à peine plus impressionnante que l'ascenseur bondé de la Maison Hantée de Disneyland. Cela pourrait être un épisode de Derrick, mais c'est une production Bruckheimer, surfant sans complexe sur la vague du Da Vinci Code. Un succès au box office US à la clef, le bon Jerry aurait tort de se priver...

14. Romance
Catherine Breillat n'aime pas les hommes, et finalement elle n'aime pas beaucoup les femmes non plus. Sa vision de la vie, de l'amour et du sexe en particulier est glaçante de désespoir et de souffrance. Si l'on peut comprendre, ou du moins parvenir à concevoir, les raisons de ses innombrables malaises, leur retranscription cinématographique est parfois très hasardeuse, voire ridicule. Si certaines de ses oeuvres restent regardables malgré leurs outrances glauques qui feraient passer Gaspar Noé pour Chris Columbus (les émois érotico-beurk d'Une Vraie Jeune Fille, le final sauvage d'A Ma Soeur, les scènes insoutenables de Parfait Amour), Romance incarne plutôt bien les travers de certains metteurs en scène qui ne savent décidément pas comment utiliser la pornographie au sein de films "traditionnels". Le sexe est triste, frigide, engoncé dans une morale déprimante et une laideur désolante, on hésite entre la gêne, le rire, la compassion. Cela se voudrait provoquant, déstabilisant, c'est surtout grotesque, le malaise surgissant de la maladresse et des défauts du film bien plus que de ce qui nous est conté.



13. Ong Bak
Oui. Ce film est donc la "mandale dans la gueule de 2004". Certes. Vraiment ? A la vue de ce consternant "monument" pour nous les hommes, les vrais, on a le droit de rester plus que perplexe. De temps à autres, Tony Jaa, l'acteur "phénoménal" de Ong Bak distribue quelques coups de tatanes bien sentis et effectue quelques cascades aussi spectaculaires que stupides et totalement gratuites, adjectifs qui s'appliquent d'ailleurs à l'ensemble du film en général... Scénario prétexte, personnages grotesques, mise en scène pathétique (les meilleurs moments sont répétés sous différents angles, comme dans votre jeu vidéo de baston favori). Et c'est long. Oh. Très long. Si long. Ça n'en finit pas. Ça dure, ça dure. Ça discute, ça papote. Et soudain, ça s'agite. Ça se marave un peu la figure. Puis ça se poursuit. Et ça saute. Et ça gigote. Et ça se crie dessus. Et ça valdingue. Et hop, et zou, et youplala ! Faut avouer que c'est assez drôle. Quand ça "youplala" ! Mais ça ne fait pas un film. A peine une bonne séquence de Video Gags. A noter qu'il existe une version de Ong Bak "remontée" par les soins de la boîte de production de Luc Besson. Un chef-d'oeuvre encore plus intense, sans doute.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3] [p4] [p5]

Liens vers les tests DVD
BENJAMIN GATES ET LE TRESOR DES TEMPLIERS
BENJAMIN GATES ET LE TRESOR DES TEMPLIERS
ONG BAK
HONEY
HONEY
HELLBOY - COFFRET 3DVD
SCARFACE COLLECTOR
SCARFACE COLLECTOR
MATRIX ULTIMATE (10 DVD)
MATRIX ULTIMATE (10 DVD)


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami