Matrix 1 :
Véritable arlésienne depuis la sortie de
Matrix en vidéo en 1999, le nouveau transfert Haute Définition tant annoncé et tant attendu disponible dans ce coffret offre aujourd'hui une nouvelle jeunesse au film des frères Wachoski. En un seul mot: Bluffant ! Constituant l'une des raisons rendant indispensable l'achat du coffret par les fans de la saga (la seconde étant la pléthore de bonus), le nouveau master enterre littéralement celui disponible jusqu'alors et déjà sujet à polémique à sa sortie. Le DVD était en plein boum, le public découvrait les bienfaits de l'objet et son énorme capacité d'offrir à ses films favoris une nouvelle vie, celui de
Matrix avait tout pour constituer une petite révolution technique. Voile persistant comme tous les produits Warner de l'époque, grain prononcé et étalonnage verdâtre maladroit : autant d'éléments qui rendaient le visionnage déjà obsolète à sa sortie, et bien plus encore une fois lorsque les deux épisodes sortirent en 2003.

Matrix - DVD millésime 1999
Matrix - DVD millésime 2004
2004 : retour à la case départ, "transfert reloaded" ! Le réétalonnage complet, non pas à partir du transfert précédent, mais à partir du matériel d'origine, gomme non seulement des défauts outrageusement grossiers mais propose également un cadrage ajusté sur certains plans, trahissant les quelques légers zooms constatables lors du transfert de la première édition. Désormais tout est d'une netteté implacable à tel point que de nombreux détails flous ou invisibles deviennent désormais incroyablement lisses et épurés. Ainsi par exemple, lors de la conversation téléphonique entre Cypher et Trinity, on pourra distinguer clairement sur cette dernière des traces de poussière totalement imperceptibles dans l'édition précédente. Une bonne occasion pour profiter d'un contraste bien plus appuyé, des teintes vertes et utilisées plus judicieusement.
Matrix - DVD millésime 1999
Matrix - DVD millésime 2004. Remarquez le cadrage bien plus harmonieux également.
Les couleurs atteignent enfin le même niveau de vivacité qu'en salles, tout particulièrement les tons de peaux, trop fades auparavant, et enfin éclatants de naturel ici. Autre apport et non des moindres : des noirs désormais d'une profondeur abyssale là où les nombreuses zones d'ombre ressemblaient plus à du gris foncé, l'exemple le plus probant étant la poursuite sur les toits au début du film qui perd désormais son aspect "tourné en studio", et retrouve son rendu visuel claquant.
Matrix Reloaded et Revolutions
Les DVD de
Matrix Reloaded et
Matrix Revolutions sont en tout point identiques aux éditions précédentes si ce n'est la présence de deux pistes de commentaires audio supplémentaires. La qualité de l'image ne s'en retrouve bien entendu pas modifiée d'un pixel. Définition, encodage, couleurs et contraste :
Matrix Reloaded tire pleinement des capacités d'un DVD pour proposer un rendu non pas "proche de la perfection", mais "parfait" ! Le reconstitution de l'expérience cinéma, de l'univers visuel de Matrix est tout simplement irréprochable, le grain cinéma répondant également présent tout en sachant se montrer discret.
Matrix Reloaded
Les plans qui regorgent de détails sont admirablement restitués. Le grain d'origine est toujours présent, ce qui permet au DVD de ne pas proposer une image trop lisse. Enfin, la compression s'en sort admirablement, et ce même dans la dernière demi-heure où le spectacle se transforme, au grand plaisir de Joel Silver, en véritable orgie visuelle. Il faut dire que le bitrate est largement décent et ne s'aventure jamais en dessous de 6 Mb/sec. Seule la chrominance pourra en laisser certains perplexes avec une gentille orientation vers les verts, mais cela lui permet d'être graphiquement cohérent avec les deux premiers opus.
Matrix Revolutions
Pour terminer, dans l'ensemble l'intégralité des courts-métrages composant l'
Animatrix se révèle d'une très grande qualité graphique. Sans aucune impureté technique apparente, la définition est parfaite (il faut voir l'épisode Detective Story pour le croire), la compression invisible, et les couleurs éclatantes (Seconde Renaissance le prouve).
L'Animatrix