TOP 20 DES LECTEURS : FILMS ROMANTIQUES
Mon top 20 films romantiques
J'ai choisi de ne pas classer les films par ordre d'importance (ce qui est d'ailleurs extrêmement subjectif) mais uniquement par ordre de sortie dans les salles. En effet, même si j'ai une préférence pour certains par rapport à d'autres, ces films m'ont tous plu pour des raisons diverses.
Casablanca de Michael Curtiz (1942)
Ce film qui est contemporain des événements qu'il montre des gens qui sont venus se réfugier à Casablanca (Maroc) afin de fuir le nazisme. Elles se retrouvent souvent Chez Rick, un café casablancais à la mode. Mais l'ennemi nazi n'est jamais loin...
Si Casablanca est de prime abord un superbe film sur l'idée de la nation (comment ne pas verser une larme ou avoir une pensée émue en entendant la Marseillaise dans le café alors que de nombreux nazis sont présents), son intérêt principal réside dans la romance qu'il développe. Regroupant un couple légendaire, à savoir Humphrey Bogart (qui joue Rick Blaine) et Ingrid Bergman, Casablanca est avant tout l'histoire de personnes qui se retrouvent face à leur destin. Le côté romantique du film est évident, avec une Ingrid Bergman tiraillée entre son ancien amour, Bogart et son actuel époux (interprété par Paul Henreid, un célèbre acteur allemand), un résistant venu temporairement se réfugier au Maroc. Plusieurs scènes sont à cet égard mémorables : je pense notamment au moment où Bogart déclare à Bergman : « Nous aurons toujours Paris », faisant allusion aux jours heureux passés ensemble ; il y a aussi le moment où Bogart demande à son fidèle pianiste Sam le morceau de musique qui lui rappelle sa bien-aimée (« Play it again Sam ! ») ; et puis il y a le fameux final du film avec l'acte héroïque de Bogart suivi du regard que lui lance Ingrid Bergman.
Le ciel peut attendre d'Ernst Lubitsch (1943)
Aimant déjà particulièrement To be or not to be de Lubitsch, je lui préfère pourtant un autre film. Il s'agit donc de Le ciel peut attendre. Le film montre un américain, Henry Van Cleve, qui vient de décéder et doit se justifier de ses faits et gestes sur Terre au gardien de l'Enfer. Le film est donc continuellement en flash-backs. Il débute par la naissance d'Henry jusqu'à ses derniers jours. Si Ernst Lubitsch est comme à son habitude particulièrement cynique, il a par contre un regard tendre sur son couple vedette qui regroupe Don Ameche (Henry) et Gene Tierney (Martha). Avec son style de vie d'épicurien, Henry est d'ailleurs l'intermédiaire de Lubitsch, qui prône toujours dans ses films le plaisir de l'instant immédiat dont il convient de profiter. Véritable film testament (pour un film qui évoque la mort de surcroît !), Le ciel peut attendre est peut-être le plus grand film sur l'amour éternel. En effet, on constate tout au long du film que si Henry est un homme qui aime les femmes, il est par contre toujours resté fidèle à son épouse, Martha. D'ailleurs, lorsque cette dernière décède, son existence sur Terre devient terriblement morne. Et à la fin du film, alors qu'Henry s'attend à être envoyé en Enfer, le gardien lui signifie que c'est le paradis qui lui est promis. Et donc l'espoir de retrouver son épouse...
Sabrina de Billy Wilder (1954)
Le « fils spirituel » d'Ernst Lubitsch, le grand Billy Wilder, met en scène avec Sabrina Humphrey Bogart et la très gracieuse Audrey Hepburn. Il s'agit là d'une très belle comédie romantique qui peut paraître très classique dans sa construction. En effet, le film raconte l'histoire de Sabrina, qui se trouve être la fille du chauffeur de la famille Larrabee, une riche famille américaine. Sabrina aime le jeune David Larrabee (interprété par le grand William Holden), qui doit se marier pour apporter un contrat important dans la famille (Wilder gardant toujours son côté drôle et cynique sur la vie). David n'est pas indifférent à Sabrina et Linus Larrabee, son frère aîné, se dévoue pour distraire et écarter Sabrina de David. Comme on peut s'y attendre, Sabrina et Linus tomberont amoureux l'un de l'autre. Même si l'originalité n'est pas le maître-mot du film, il donne au spectateur ce qu'il veut voir : une belle comédie romantique, ponctuée de savoureux dialogues.























