THE HORSEMEN : PREVIEW TRASH
Tout sur LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE - La Critique - Photos - Le 2008-08-26 03:55:38spun
Au départ, Jonas Akerlund vient comme Rob Zombie de la musique. Initialement batteur dans un groupe de Death Metal, il décide de se diriger vers un nouvel univers le jour où il se rend compte de son absence de talent. Son obsession sera désormais visuelle. Une excellente initiative qui lui a permis de signer dans les années 90 quelques clips cultes et de se faire remarquer dans le milieu. Il a commencé doucement avec le groupe Roxette avant de fréquenter la borderline Madonna (il a réalisé le clip Ray of Light) et de se revendiquer d'une mouvance "trash chic branché". Akerlund crée un premier buzz avec les Cardigans dont il signe le clip My Favorite Game où la chanteuse blonde Nina Persson finit par se crasher en bagnole - séquence finale choc qui finira censurée - et surtout les Prodigy avec le chef-d'oeuvre Smack my bitch up! avec du vomi, de l'alcool, du sexe et un twist final. Grâce à ces deux clips, le fabricant d'images s'est forgé une solide réputation et peut passer à l'étape suivante : le cinéma.
Son premier long métrage, Spun, se situe quelque part entre Trainspotting (pour le côté fun glauque) et Requiem for a dream (pour les effets visuels) mais raconte une histoire hallucinante de dealers, de putes et de flics ripoux. Quelques guest stars (Jason Schwartzman, Mickey Rourke, Brittany Murphy, Mena Suvari, Peter Stormare, Alexis Arquette, Billy Corgan des Smashing Pumpkins et Ron Jeremy) font strictement n'importe quoi et campent des personnages totalement borderline, sous les effets de stupéfiants. Il fait parler de lui grâce à une séquence mémorable où John Leguizamo, nu comme un ver, se masturbe avec une chaussette en écoutant les ahanements de Debbie Harry au téléphone (rose). Le résultat, très drôle et provocant, ressemble à une bonne blague potache comme Gregg Araki en proposait dans les années 90, au moment même où le réalisateur de Doom Generation commençait à s'assagir, et se présentait par conséquent comme son successeur.
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A l'époque, Hollywood est à ses pieds. Et Jonas pète les plombs : il crée une association de cinéastes puis craint de perdre le contrôle de sa propre organisation et vire 27 metteurs en scène en activité. Avec ceux qui l'aiment et le suivent, il ouvre un bureau de production à Stockholm dont le but consiste à former de jeunes talents. Cette année (ou jamais), il fait son grand come-back avec The Horsemen, un film d'horreur qui regroupe un casting d'exception conciliant à la fois des stars internationales ayant envie de casser leur image publique (Dennis Quaid, Zhang Ziyi) et des acteurs appartenant à la génération montante d'Hollywood (Lou Taylor Pucci, vu dans Age difficile obscur et Southland Tales ; Clifton Collins Jr., repéré dans Les lois de l'attraction ; ou encore Eric Balfour, dans la meilleure série télévisée de l'histoire Six Feet Under). L'intrigue tourne autour d'un policier hanté par la mort de sa femme qui enquête sur un tueur en série s'inspirant des quatre cavaliers de l'Apocalypse. Le film sortira peut-être en France (Spun n'ayant pas connu cette joie). En tout cas, il est déjà sorti aux Etats-Unis. Reste à savoir si la présence de Michael Bay, crédité comme co-producteur de l'entreprise, laissera le petit génie provocateur entièrement maître de ses appétences. Mais on parie que oui.
Romain Le Vern


























