CINE : LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE
Tout sur LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE - La Critique - Photos - Le 2009-02-27 18:04:56Romain Le Vern 6
LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE
Un film de Jonas Akerlund
Avec Dennis Quaid, Zhang Ziyi, Lou Taylor Pucci, Clifton Collins Jr., Patrick Fugit, Eric Balfour, Peter Stormare, Chelcie Ross, Liam James, Maritza Cabrera, Ivan Crasci, David Dastmalchian, Deborah Odell
Durée : 1h50
Il vaut mieux prévenir ceux qui pensaient découvrir un Spun bis : Les cavaliers de l'apocalypse n'opère pas dans le même registre trash/comique/décalé. Sur le papier, cette histoire de flic veuf au bout du rouleau qui mène l'enquête sur une série de meurtres obéissant à un rituel mystique ressemble à celles que l'on propose aux faiseurs européens qui veulent se faire un nom aux Etats-Unis. Elle recycle les ficelles éculées des thriller des années 90 (Seven et Le silence des agneaux) avec des références à l'inconscient culturel, des lieux communs et des inserts de plans urbains. Le travail de Jonas Akerlund consiste à transcender cette mécanique pour lui donner un relief original. Pendant la première demi-heure, c'est peine perdue jusqu'à l'entrée en scène d'un personnage secondaire énigmatique joué par Zhang Ziyi, qui instille du trouble par sa simple présence et se situe quelque part entre la petite fille faussement sage et la femme fatale manipulatrice. Grâce à elle, une étrange tension commence à naître.
LES CAVALIERS DE L'APOCALYPSE de jonas akerlund
Pendant ce temps, l'enquête piétine, les cernes se creusent sous les yeux d'un Quaid de plus en plus aveugle et le tueur en série, ayant pris le soin de suspendre ses victimes avec des crochets sadomaso à la Clive Barker, laisse un avertissement sur le lieu du crime : un "Come and see", en référence à l'Evangile (l'Apocalypse, les révélations de Saint Jean, où la voix de tonnerre assène "Va et regarde" comme un leitmotiv, à quatre reprises). Au moment où l'on s'y attendait le moins, une discussion entre Dennis Quaid et Zhang Ziyi est brutalement interrompue par un coup de théâtre grand-guignolesque à la De Palma. Soudain, le rythme s'accélère et le film change de ton pour basculer dans le dédale mental d'un homme au mode de vie schizophrène (il est à la fois père absent et flic usé). Avec une certaine virtuosité technique, Akerlund joue sur l'alternance des rythmes en reprenant des artifices exploités dans ses clips (la succession de fondus au noir avec montage parallèle). Il interrompt aussi la linéarité presque trop tranquille de la narration pour proposer de nouvelles pistes (la scène tendue dans le café avec les deux frères, avant une agression).
[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6] [p7] [p8] [p9] [p10] [p11] [p12] [p13] [p14] [p15] [p16] [p17]




































