MESRINE : AVIS A CHAUD
Tout sur MESRINE : L'INSTINCT DE MORT - La Critique - Photos - Le 2008-09-09 19:53:29MESRINE
Deux films de Jean-François Richet
Avec Vincent Cassel, Gérard Depardieu, Cécile de France, Gilles Lellouche, Michel Duchaussoy, Florence Thomassin, Myriam Boyer, Roy Dupuis, Elena Anaya Dates de sortie : 22 octobre / 19 novembre 2008
MESRINE : L'INSTINCT DE MORT de jean-françois richet
Lorsque fut annoncée la mise en production de deux épisodes consacrés à la vie du criminel Jacques Mesrine, plusieurs doutes naquirent. Tout d'abord, la nature même de l'homme pouvait faire craindre le pire puisque le risque de tomber dans l'apologie d'une véritable bête de violence aurait pu faire figure de facilité. D'autre part, l'ampleur du projet pouvait s'avérer beaucoup trop lourde pour les frêles épaules du cinéma français actuel. Que chacun se rassure, puisque non seulement Jean-François Richet ne tombe jamais dans la simplicité, mais qu'en plus la production assurée par Thomas Langmann se présente à la hauteur de l'ambition de la reconstitution. Ainsi, le producteur offre l'opportunité au réalisateur de concrétiser son envie de dresser le portrait de cette figure du grand-banditisme français et, en plus, de donner à notre paysage cinématographique national l'un de ses plus grands films de genre. Car le diptyque Mesrine se pose là comme un véritable coup de poing dans les productions françaises, révolution déjà entamée par Olivier Marchal ou Florent Emilio Siri : si ces derniers avaient déjà prouvé, respectivement avec 36, quai des orfèvres et L'ennemi intime, que la France était capable de s'imposer, elle aussi, dans le registre de l'oeuvre ambitieuse pouvant volontiers s'offrir au marché international, il semble évident que ce nouvel essai est, bien plus encore que les deux autres, un coup de maître.
MESRINE : L'INSTINCT DE MORT de jean-françois richet
Voici donc encore un de nos jeunes réalisateurs qui, revenant d'une courte mais réussie carrière sur le territoire américain, réapparaît avec des envies monstrueuses, voire démesurées, mais surtout avec une parcelle du rêve américain : celui qui donne de quoi se battre pour défendre un projet aussi colossal. Mené de main de maître dans son écriture par Abdel Raouf Dafri et Richet lui-même, il sembla vite évident pour tout le monde que la possibilité de proposer un travail autour de ce personnage à la complexité rare ne pouvait être envisagée sous le format standard des deux heures. C'est pourquoi ce n'est pas un mes deux films qui se révèlent, tous deux possédant la force d'être à la fois totalement homogènes et radicalement différents. Si le parcours de ce chien fou désespéré est suivi chronologiquement dans un scénario à la finesse évidente -les ellipses obligatoires faisant mouche à chaque coup- et ce pour une biographie retraçant près de vingt ans, Richet fait le choix malin de scinder son intrigue à un moment crucial, non pas dans les événements mais dans la rupture psychologique marquant le personnage.




































