CINQ FOIS CECILE DE FRANCE
Tout sur MESRINE : L'INSTINCT DE MORT - La Critique - Photos - Le 2008-10-24 12:24:44laubergeespagnole
L'AUBERGE ESPAGNOLE
Cécile de France explose aux yeux du grand public avec le film de Klapisch, sorte de patchwork BD agrémenté d'une excellente bande originale rythmant parfaitement les divers changements de ton de l'oeuvre (Daft Punk, RadioHead...). L'auberge espagnole se présente comme autant de scénettes à multiples entrées qui s'imbriquent les unes dans les autres et qui vont bien au delà du simple sketch. Les personnages sont attachants, drôles, cosmopolites et bordéliques et le cinéaste, toujours enclin à cerner le superficiel dans ce qu'il a d'essentiel parvient alors à créer un ensemble absolument déléctable. Se prenant au jeu, le spectateur participe activement à la vie en communauté de cet appartement espagnol où règne un foutoir pas possible et où tout le monde peut cependant trouver sa place. Ainsi, chaque personnage a droit à son heure de gloire : la petite française coincée (Judith Godrèche, dans un rôle peu flatteur mais qui joue le jeu de façon admirable) et son mari (excellent Xavier de Guillebon déjà vu dans Le goût des autres), la petite anglaise (Kelly Reilly) aux prises avec son petit copain arrivé à l'improviste à un moment très inopportun, Romain Duris, méconnaissable en petit garçon trop sage qui va commencer à se décoiffer, à l'image du désordre ambiant de l'auberge et bien sûr la belle belge lesbienne, Cécile de France qui bien qu'ayant puisé toute sa part de masculinité pour ce rôle, n'a jamais été aussi sexy et désirable... Cédric Klapisch nous donne à voir un fouillis visuel qui n'existe en fait qu'en apparence. Car, jamais on ne se sent perdu en chemin. On est plongé avec le personnage principal au coeur de ce boxon et avec lui on s'étonne devant la facilité à s'y adapter. L'ambiance est euphorisante. Elle traduit à n'en pas douter celle régnant sur le tournage. Un vrai bonheur qui continuera avec Les poupées Russes où les personnages, plus mûrs mais bien plus fragiles, nous rendront une fois de plus le sourire.
haute tension
HAUTE TENSION
Cécile de France n'est pas une chochotte et le prouve sous l'oeil carnassier d'Alexandre Aja... S'il y a un film d'horreur français de ces dix dernières à voir, c'est certainement celui-ci. Sans concessions, absolument terrfiant et particulièrement sanglant, Haute Tension emprunte tous les bons éléments du film d'horreur américain pour nous plonger dans un cauchemar interminable où la chasse à l'homme est menée par une Cécile de France bien décidée à reprendre le pouvoir sur la situation. Si les apparences sont trompeuses, le film lui ne se moque pas de son spectateur et lui offre une frousse assez honnête (on regrettera peut-être le twist final assez artificiel) de bout en bout. Mais le film n'aurait jamais été le même sans la prestation incroyable et ambigüe de la comédienne belge qui se lâche littéralement et explose les conventions de jeu du genre pour mieux nous suprendre. Finalement autant bourreau que victime, son personnage va jusqu'au bout de ses actes et l'actrice semble prendre un malin plaisir à jouer les wonderwoman en débardeur. Tigresse aux allures de folle vengeresse, elle sort l'artillerie lourde pour nous convaincre que les grosses gouttes qui lui coulent sur le front, c'est pas du chiqué. Et cela fonctionne. Ne perdant jamais ses moyens, maîtrisant de bout en bout un rôle qui pourrait souvent frôler le ridicule ou la caricature, Cécile de France assure aussi bien qu'une Jamie Lee Curtis dans Halloween et prouve que les acteurs français savent aussi crier. Tous les amteurs du genre ont depuis un rêve enfoui, celui de retrouver l'actrice dans un film du même accabit... Pourquoi pas répond-elle. Affaire à suivre.
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