Being Human
Contrairement à ce que son titre le laisse entendre, Being Human est une série fantastique et n'a rien a voir avec le film mettant en scène Robin Williams sorti en 1993. Scénarisée par Toby Whithouse (ayant déjà officié sur Doctor Who et Torchwood), elle met en scène les personnages deux amis du nom de Mitchell (Guy Flanagan) et George (Russel Tovey). Tous deux travaillent en tant qu'infirmiers dans un hôpital anglais et font leur possible pour aider leur patients, et par extension eux-mêmes, à vivre une vie normale. Une tache pour le moins ardue si l'on considère que Mitchell est un vampire et que George se transforme régulièrement en loup-garou, désespérant à chaque pleine lune de trouver un coin où la bête qui sommeille en lui n'éventrera personne. Compagnons d'infortune, les deux gus vont bientôt trouver un toit pour abriter leurs délires et leurs malheurs, toit sous lequel ils rencontreront la jeune Annie (Andrea Riseborough), une demoiselle fraîchement décédée et passée à l'état de fantôme. De jeunes adultes faits pour s'entendre donc, alors que chacun devra faire avec un passé pour le moins encombré. Membre d'une grande caste de vampires, Mitchell fait pourtant tout pour préserver son humanité et refréner ses pulsions de suceur de sang. George a pour sa part totalement coupé les ponts avec son ancienne vie en se faisant passer pour mort. Quant à Annie, sa demeure est bien évidemment celle de son trépas, ancien nid d'amoureux déserté où elle passe son temps à faire le ménage, faire fuir les nouveaux locataires (jusqu'à l'arrivée du duo paranormal).
Loin d'être exceptionnel, le pilote de la série possède pourtant un charme certain. Tout d'abord, et comme souvent en Angleterre, le programme alterne frénétiquement entre la comédie légère et le drame profond. Un décalage aidé tant par les ruptures de ton entre les évènements et la musique, que par une galerie de situations et de personnages très vaste. On rencontrera le vampire qui vient sans scrupule se nourrir (de patients) à l'hôpital, l'ex de George qui se réveille dans ce même hôpital en trouvant son ancien fiancé bien vivant en face d'elle, la dernière victime de Mitchell passée de frêle jeune fille à monstre sanguinaire, la découverte du pavillon avec en bonus un agent immobilier hésitant à leur avouer que celui-ci est hanté... Le tout bercé par nos trois sympathiques protagonistes à l'alchimie douce et aux comportements complémentaires (et formatés) qui donne à l'ensemble un joyeux air de sitcom allongée. Une alchimie que l'on aurait voulu retrouver lors du passage en série de la chose, avant que la production, trop contente de voir le projet décollé, ne décide de revoir sa copie.


























