MESDAMES, LA PAROLE EST A VOUS !

Dans l’histoire des séries TV, à chaque fois qu’un producteur décida de donner les commandes à la gente féminine, force est de constater que le succès ne tarda pas. C’est à se demander d’ailleurs pourquoi cela n’arrive pas plus souvent. Depuis les mythiques Drôles de dames, le petit écran a en effet vu éclore les sœurs Halliwell de Charmed ou encore les quadragénaires déjantées de Sex & the city. Dans un registre plus soliste, il convient également de citer Alias, voire Ally McBeal. Autant de réussites fracassantes en terme d’audimat et de nombre de fans. La plus récente sur la liste, mais peut-être aussi la meilleure, la série Desperate Housewives, se démarque en se reposant sur deux axes forts : la définition de la femme occidentale d’une part, et « Everyone has a little dirty laundry » (« tout le monde possède un secret inavouable »), d’autre part.

LE CREATEUR
Paradoxe, le créateur de la série est bien un créateur et non une créatrice, Marc Cherry. Nous laisserons les explications fumeuses sur sa pseudo sensibilité exacerbée sous prétexte qu’il soit gay aux esprits étroits. En revanche, le fait que l’homme entretienne une relation étroite avec sa mère peut aider à comprendre quelques idées et mécanismes de la série. Par exemple, l’idée d’origine provient d’une discussion que Marc Cherry eut avec sa mère au sujet d’un fait divers. En l’occurrence, le procès d’une mère de famille ayant noyé ses cinq enfants par désespoir. Sa maman lui avouant qu’elle-même passa par des périodes semblables.
Marc Cherry présenta Desperate Housewives à son lancement comme un croisement entre Twin Peaks et Six feet under. Avouez que le challenge était de taille ! Mais il paraît clair à la fin de la première saison que la série ne dépareille absolument pas aux côtés de ces deux références. Toutefois, le créateur avoue avoir subi plus particulièrement l’influence de Six feet under et surtout d’Alan Ball, créateur et scénariste de la série des croque-morts. En effet Alan Ball possède également à son actif l’écriture du mémorable et sulfureux American Beauty. Marc Cherry tente clairement -avec une réussite sans doute au-delà de ses propres espérances- de recréer cet univers empreint d’humour cynique, observant sous le vernis de l’american way of life.

Laurent Tity

 



box office

1

GRAN TORINO
entrées : 1 522 090 (2 semaines)




2

WATCHMEN - LES GARDIENS
entrées : 377 235 (1 semaine)




3

MARLEY ET MOI
entrées : 357 977 (1 semaine)




4

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 2 979 861 (5 semaines)




5

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 1 721 583 (8 semaines)




6

HARVEY MILK
entrées : 235 246 (1 semaine)




7

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 2 695 677 (5 semaines)




8

LE CODE A CHANGE
entrées : 1 355 695 (3 semaines)




9

CYPRIEN
entrées : 551 649 (2 semaines)




10

LAST CHANCE FOR LOVE
entrées : 160 641 (1 semaine)