Contrairement à l'édition de Nightmare on ELM Street 6 de chez New Line, Paramount ne nous offre pas la possibilité de découvrir le film en 3 dimensions, comme ce fut le cas lors de sa sortie en salles. En revanche, le transfert se révèle plutôt correcte. Le master, s'il n'est pas toujours très propre sait se montrer relativement stable avec une bonne gestion du contraste et une restitution des couleurs parfaitement saturées. On notera cependant un léger grain constant et si quelques petits défauts de compression se font parfois sentir, l'ensemble reste très correct.
Le film est présenté en mono d'origine anglais et français. Ces deux pistes ne font guère preuve d'une bonne dynamique et l'ensemble reste relativement pauvre. Les dialogues ont parfois du mal à trouver une réelle profondeur et le mixage audio de la bande originale est loin d'être des plus intéressants.
Un menu fixe et muet banal. Côté supplément, vous ne pourrez vous mettre sous la dent qu'une pauvre bande annonce au format. Dommage de ne pas -au moins- trouver des notes sur le phénomène 3 D de l'époque.
Jason est de retour et l'arrivée d'un nouveau groupe de jeunes au camp de Crystal Lake, annonce une nouvelle partie de plaisir pour le tueur masqué
Une séquelle sans la moindre imagination et sans suspense
Steve Miner reprend les commandes de la série (on lui doit la réalisation du second opus), et si l'on occulte le fait que le film fut tourné en 3D, cet épisode se montre d'une pauvreté hallucinante. Les personnages ne sont jamais développés, les situations ne parviennent à aucun moment à nous tenir en haleine et pour ce qui est du suspense, il se voit réduit à son plus simple artifice.
La réalisation est molle et sans énergie, les dialogues plus stupides les uns que les autres et les acteurs semblent s'ennuyer à mourir, se limitant à aligner quelques ridicules lignes de texte.
Le seul intérêt de cet épisode reposait sur son traitement en 3 D et sans cet artifice, le film tombe vulgairement à plat et ne parvient pas à nous procurer le moindre sursaut.
Par Pascal Faber