Dreamworks nous livre une nouvelle fois un DVD de haute volée.
Le transfert 16/9 du film est exemplaire. Le télécinéma est superbe et les couleurs sont à l'honneur, à la fois vives et chaudes. Le contraste est tel qu'il permet des noirs profonds.
Seuls quelques petites imperfections viennent entâcher la vision du film : défauts de pellicule, image légèrement granuleuse par endroits. Mais rien de bien méchant.
Il paraît que la bande son est en 5.1. Encore faudrait-il nous le démontrer tant le film souffre de l'absence totale d'ambiance.
Les 6 canaux ne sont jamais mis à contribution même durant les passages musicaux. La piste dolby surround est identique, voir même légèrement supérieure mais cela ne change pas l'impression laissée à la première écoute.
Des notes de production. La filmographie des acteurs. La bande annonce du film.
L'intérêt du DVD réside dans son fort joli menu animé et sonore (on entend Kate Capshaw lire la fameuse lettre d'amour) et dans ses 11 scènes inédites. D'une durée de plus de 16 minutes, elles ne vous intéresseront que si vous avez apprécié le film. Elles font la lumière sur certaines zones d'ombre du film. Pour les autres, mieux vaut passer son chemin.
Une comédie romantique de moins de 90 minutes qui réussit à être insupportable de la première à la dernière minute (voire seconde). Tel est le pari que relève et gagne haut la main The love letter (Destinataire inconnu, film sorti dans l'anonymat général le jour où Star Wars arrivait enfin sur les écrans français).
Même en étant conciliant, on ne peut trouver l'ombre d'une qualité à ce film. L'histoire est si mal amenée que l'on s'en désintéresse avant même qu'elle puisse commencer ('ah bon, il y avait une histoire' diront les plus narquois). Les situations sont par moment ridicules, les acteurs n'ont à défendre que des personnages dont la psychologie se résume à deux états d'âme : heureux ou malheureux. L'histoire semble avoir été écrite sur une minuscule feuille de papier.
Arrêtons là le massacre. Personne, que ce soit aux States ou en France, n'est allé voir le film. Espérons qu'il en advienne de même pour sa carrière vidéo.
Par Laurent Pécha