Le master et la compression sont tout à fait corrects. Les couleurs par contre ne sont pas assez contrastés ce qui offre une image un peu trop lumineuse. Du coup les couleurs sont un peu fades et les contours ne sont pas très nets.

Ce DVD ne propose pas de piste en version originale japonaise, mais une piste en version anglaise, doublée de façon approximative, dans un mixage stéréo où les voix sont plus en retrait par rapport aux ambiances musicales et aux effets plutôt efficaces.
Aucun suppléments n'est proposé. Nous avons juste droit à un chapitrage en guise de menu. Il est composé de dix vignettes fixes réparties sur deux pages.
Précision : comme la plupart des films de la collection Fox Lorber, le DVD est en All Zone
Zeram est la version live du manga animé Iria, héroine de ce film incarnée par Yûko Moriyama, qui fût tourné deux ans plus tôt. Iria est une chasseuse d'Alien qui course à travers l'espace-temps, un méchant monstre gluant du nom de Zeram (un mix entre la créature d'Alien et celle de The Thing). Ayant localisé ce dernier sur Terre, elle met tout en oeuvre pour le capturer, aidée malgré elle par deux zigotos qui ont croisé sa route...
Il ne faut pas chercher plus loin, tout est là : un alien et une super-guerrière se foutent sur la gueule pendant un peu plus d'une heure et demie. Prétexte à un déluge d'effets spéciaux kitch pour la plupart du temps, qui nous rappellent autant les séries de super-sentai style Ultraman que les films de monstres des années 50-60 à la Godzilla. Nous retrouvons donc pas mal de trucages à l'ancienne (animation image par image, animation mécanique, effets visuels, gadgets lumineux, explosions...) dans cette série B sympathique au casting réduit (l'héroine et les deux bouffons).
Premier rôle de Yûko Moriyama, cette dernière se spécialisera dans la SF, devenant l'actrice fétiche de Keita Amamiya en jouant dans la série des Kamen Rider et dans Moon Over Tao. Le succès de Zeram lui fera rempiler dans une séquelle de bien meilleur niveau trois ans plus tard, ainsi qu'une deuxième en 1999.
Par Frédéric Ambroisine